Consolidation en vue pour les jeux vidéo sur réseaux sociaux

lundi 11 octobre 2010 15h36
 

par Alex Dobuzinskis

LOS ANGELES (Reuters) - Le secteur des jeux vidéo destinés aux réseaux sociaux se prépare à une nouvelle vague d'acquisitions et de fusions, et des sociétés comme Zynga ou Crowdstar pourraient devenir des proies pour des mastodontes tels que Google, News Corp ou Viacom.

Les jeux sur les réseaux sociaux en ligne comme Facebook ou Myspace sont la plupart du temps proposés gratuitement, plus rarement par abonnement. Ils visent un public plus large que les jeux traditionnels et reposent sur un modèle économique basé sur l'achat de biens virtuels à l'intérieur des jeux.

Selon le cabinet d'études Nielsen, ces jeux ont ravi en juin au courrier électronique la deuxième place en termes d'usage auprès des internautes américains.

Cette croissance spectaculaire incite un nombre croissant d'entreprises à tenter d'étendre leur présence sur le web en ciblant les leaders du secteur tels que Crowdstar et Kabam.

"La vérité, c'est que tout le monde discute avec tout le monde, chaque acheteur potentiel discute sans doute avec toutes les sociétés de jeux en ligne", a déclaré Tim Chang, directeur de la société de capital-investissement Norwest Venture Partners, actionnaire de Playdom.

Microsoft pourrait acquérir une société de jeu en ligne pour améliorer l'offre sur internet de sa console de jeu vidéo Xbox, ont déclaré des dirigeants d'entreprises.

Pour les cibles potentielles, de tels rapprochements auraient l'avantage de réduire leur dépendance à une seule plate-forme, d'autant que Facebook a renforcé cette année ses outils de protection de la vie privée, ce qui complique la tâche aux utilisateurs souhaitant se vanter de leurs exploits virtuels auprès de leurs contacts.

Disney a racheté Playdom en juillet pour 563,2 millions de dollars. En novembre dernier, l'éditeur de jeux vidéo traditionnels Electronic Arts Inc avait conclu l'acquisition de Playfish, un développeur de jeux en ligne, pour un montant susceptible d'atteindre 400 millions de dollars.   Suite...