France Télécom devra défendre son "quad play" face au régulateur

lundi 4 octobre 2010 16h21
 

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - L'Autorité française de la concurrence pense auditionner prochainement France Télécom concernant sa nouvelle offre "quadruple play" et a précisé lundi avoir ouvert une enquête formelle pour déterminer si elle représente d'éventuels risques pour la concurrence.

Interrogée par Reuters, l'Autorité a reconnu être en phase de "pré-contentieux" par rapport à cette offre Open multiservices - combinant téléphonie fixe, mobile, internet et télévision - lancée en septembre par France Télécom.

L'Autorité a été alertée par des concurrents de France Télécom essentiellement sur les obligations contractuelles de durée - de 12 à 24 mois - prévues dans l'offre Open, ont déclaré à Reuters des sources du secteur.

"L'Autorité aimerait qu'Orange prenne des engagements sans être obligée d'enclencher une action officielle contre eux. Ils ont convoqué Orange pour cette semaine", a déclaré à Reuters une des sources.

France Télécom n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat.

Parmi les concurrents de l'opérateur historique, Bouygues Telecom a lancé le premier "quadruple play" français, baptisé Ideo, en mai 2009, tandis que SFR a opté pour la commercialisation d'offres multiservices sur mesure, nommées "multi-packs".

Les deux challengers n'ont pas inclus dans ces offres de durée de souscription, s'exposant ainsi en théorie à un risque de désabonnement plus important.

"Si Orange appelle ses abonnés existants, leur propose du 'quadruple play' et les verrouille pour 24 mois, on est mort", a expliqué de son côté une autre source du secteur.   Suite...

 
<p>L'Autorit&eacute; fran&ccedil;aise de la concurrence pense auditionner prochainement France T&eacute;l&eacute;com concernant sa nouvelle offre "quadruple play", combinant t&eacute;l&eacute;phonie fixe, mobile, internet et t&eacute;l&eacute;vision, et a pr&eacute;cis&eacute; lundi avoir ouvert une enqu&ecirc;te formelle pour d&eacute;terminer si elle repr&eacute;sente d'&eacute;ventuels risques pour la concurrence. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>