L'Iran nie que la centrale de Bushehr soit victime d'un virus

dimanche 26 septembre 2010 18h07
 

TEHERAN (Reuters) - La centrale nucléaire de Bushehr et les systèmes gouvernementaux en Iran n'ont pas été affectés par le virus informatique Stuxnet, ont déclaré dimanche des responsables iraniens.

L'un de ces responsables a accusé l'Occident de se livrer à "une guerre électronique" contre son pays.

Le virus a en revanche infecté les ordinateurs personnels de certains employés de la centrale et environ 30.000 fournisseurs d'accès à internet.

"Une équipe est en train d'examiner plusieurs ordinateurs pour les débarrasser de ce logiciel malveillant (...) Les systèmes principaux de la centrale n'ont pas été endommagés", a déclaré Mahmoud Jafari, directeur de la centrale de Bushehr, à l'agence de presse officielle Irna.

Reza Taqipour, ministre des Télécommunications, a assuré que le virus n'était pas parvenu à "pénétrer ou à provoquer d'importants dégâts dans les systèmes gouvernementaux", a rapporté le journal Iran Daily.

D'après un responsable de la société américaine Symantec, 60% des ordinateurs infectés par ce virus se trouvent en Iran, ce qui alimente l'hypothèse d'une attaque informatique contre la centrale ou d'une tentative d'espionnage.

Les autorités iraniennes ont accusé des "ennemis étrangers d'avoir créé le virus".

"Le virus espion Stuxnet a été créé dans le cadre de la guerre électronique déclarée par l'Occident contre l'Iran", a déclaré Mahmoud Liayi, secrétaire du conseil des technologies de l'information au sein du ministère de l'Industrie, cité par l'Iran Daily.

D'après des sources diplomatiques et proches des services de sécurité, des gouvernements occidentaux et Israël considèrent le sabotage comme l'un des moyens de ralentir le développement du programme nucléaire iranien.

Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent Téhéran de vouloir se doter secrètement de l'arme atomique. La République islamique assure que son programme vise uniquement à produire de l'électricité.

Bertrand Boucey pour le service français, édité par Jean-Loup Fiévet