Envois groupés de SMS interdits en Inde avant un verdict

jeudi 23 septembre 2010 09h38
 

NEW DELHI (Reuters) - Les autorités indiennes ont interdit les envois groupés de SMS pendant trois jours afin d'empêcher la propagation de rumeurs et d'appels d'extrémistes religieux, à l'approche d'un verdict potentiellement explosif entre musulmans et hindous.

Un tribunal doit décider vendredi qui des hindous ou des musulmans est propriétaire du terrain entourant les ruines de la mosquée d'Ayodhya, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, dont la destruction en 1992 par des hindous avait provoqué des émeutes dans lesquelles avaient péri 2.000 personnes.

Les hindous avaient démoli l'édifice en proclamant qu'il s'élevait sur le lieu de naissance de leur dieu Rama. Les émeutes qui avaient suivi avaient constitué les pires violences intercommunautaires en Inde depuis la partition en 1947.

De l'aveu même du Premier ministre indien, Manmohan Singh, le sort de la mosquée Babri, bâtie au XVIe siècle, est l'un des principaux défis en matière de sécurité qu'a à affronter l'Inde cette année.

Le communiqué gouvernemental interdisant les envois groupés n'explique pas cette décision, mais un haut responsable a invoqué des raisons de sécurité à l'approche du verdict.

Dans l'Uttar Pradesh, les autorités ont d'ores et déjà interdit les rassemblements et prévu de déployer des milliers de policiers.

Bertrand Boucey et Eric Faye pour le service français

 
<p>Les autorit&eacute;s indiennes ont interdit les envois group&eacute;s de SMS pendant trois jours afin d'emp&ecirc;cher la propagation de rumeurs et d'appels d'extr&eacute;mistes religieux, &agrave; l'approche d'un verdict potentiellement explosif entre musulmans et hindous. /Photo prise le 29 mars 2010/REUTERS/Jorge Silva</p>