Le "triple play" pas forcément plus cher pour l'abonné

mercredi 15 septembre 2010 18h15
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Certains opérateurs télécoms relèveront le prix de leurs offres de téléphonie "triple play" pour répercuter le surplus de taxation décidé par Bercy, mais d'autres pourraient créer la surprise en maintenant leurs tarifs pour séduire des abonnés, disent des analystes.

Fixé à environ 30 euros depuis 2002, le prix d'une offre regroupant téléphone, internet et télévision augmenterait jusqu'à 35 euros, disent des spécialistes, car des opérateurs et fournisseurs d'accès à internet (FAI) sont susceptibles de profiter du dégel pour se reconstituer une marge de manoeuvre.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a confirmé dans une interview au Figaro mercredi que ces offres seraient "désormais soumises au taux normal de TVA, alors qu'elles bénéficiaient jusqu'à présent du taux réduit de 5,5% pour la moitié de leur montant", celui correspondant à la télévision.

"Tous les FAI devraient repasser ce coût au consommateur via une hausse de l'abonnement, dont le prix de référence n'a pas évolué depuis des années et ressort comme l'un des plus bas d'Europe", résume Stéphane Beyazian, analyste chez Raymond James.

"Il est même envisageable qu'ils utilisent l'excuse de la décision gouvernementale pour arrondir le montant de la hausse", ajoute-t-il.

Tous les opérateurs ne sont toutefois pas logés à la même enseigne face à une augmentation de la taxe. Il se peut que seuls certains d'entre eux la répercutent, tandis que d'autres opteront pour un maintien des prix ou une augmentation partielle, juge Hannes Wittig, analyste chez JPMorgan.

Si France Télécom, SFR (groupe Vivendi), Bouygues Telecom et Iliad ne répercutent pas cette hausse, cela pourrait représenter un manque à gagner d'une centaine de millions d'euros de profit opérationnel en moyenne pour chacun, soulignent des analystes.

ÉVENTUELLE OPPORTUNITÉ POUR BOUYGUES   Suite...

 
<p>La ministre de l'Economie Christine Lagarde a confirm&eacute; dans une interview au Figaro mercredi que ces offres seraient "d&eacute;sormais soumises au taux normal de TVA, alors qu'elles b&eacute;n&eacute;ficiaient jusqu'&agrave; pr&eacute;sent du taux r&eacute;duit de 5,5% pour la moiti&eacute; de leur montant", celui correspondant &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. /Photo prise le 3 septembre 2010/REUTERS/Philippe Wojazer</p>