15 septembre 2010 / 13:22 / dans 7 ans

eMusic négocie des accords avec des majors pour se relancer

par Yinka Adegoke

NEW YORK (Reuters) - Le service de vente de musique en ligne par abonnement eMusic est sur le point de signer des accords avec deux des plus grandes maisons de disques, à temps pour son nouveau lancement prévu en novembre, a déclaré son PDG lors d‘une interview à Reuters.

La plate-forme travaille à la finalisation dans les semaines à venir d‘accords avec Universal Music Group, filiale de Vivendi, et avec EMI, qui lui permettraient de faire passer son catalogue d‘oeuvres disponibles de 10 à 17 millions de titres.

Les deux autres majors, Sony Music et Warner Music, ont signé l‘an dernier des accords avec le site de musique.

eMusic s’était fait remarquer à son lancement, il y a douze ans, par un modèle reposant sur la vente de titres sans verrous numériques (DRM), s‘attirant les faveurs de nombreux fans et de milliers de labels indépendants.

Adam Klein, qui a pris la direction d‘eMusic le mois dernier, a déclaré que la société voulait devenir un site plus “ouvert” en offrant la possibilité de naviguer dans le catalogue musical sans forcément communiquer au préalable ses coordonnées bancaires.

Selon cet ancien dirigeant d‘EMI et de la chaîne musicale MTV, cette nouvelle stratégie ne vise pas pour autant à dupliquer le modèle des plates-formes de telles que Spotify ou Pandora, qui permettent une écoute en continu comme avec les stations musicales radio.

Le nouveau départ du site sera accompagné d‘une importante campagne publicitaire visant à endiguer la baisse du nombre de ses utilisateurs et à rivaliser plus efficacement avec les leaders du marché, le kiosque iTunes d‘Apple et le “MP3 store” d‘Amazon.com.

eMusic revendique environ 375.000 abonnés et anticipe près de 65 millions de dollars de chiffre d‘affaires pour l‘année en cours. Le site comptait quelque 400.000 abonnés en septembre 2008.

Contrairement à iTunes, qui commercialise les titres à l‘unité au prix de base de 99 centimes, les membres d‘eMusic souscrivent un abonnement mensuel d‘une douzaine de dollars ouvrant la possibilité de télécharger 24 titres.

“CASIER NUMÉRIQUE”

Adam Klein a également annoncé qu‘eMusic lancerait un service de stockage en ligne, un “casier numérique” qui permettrait aux abonnés de se constituer une discothèque en ligne accessible depuis n‘importe quel endroit avec n‘importe quel appareil numérique.

“Nos utilisateurs estiment devoir pouvoir écouter ce qui leur appartient où qu‘ils soient”, a-t-il expliqué. “Nous sommes en plein pourparlers avec les maisons de disque en terme de licences à ce sujet”, soulignant que cela ne faisait en rien d‘eMusic un concurrent de services d’écoute en ligne de type radio.

eMusic doit faire face à une concurrence accrue d‘acteurs majeurs tels que Google ou Sony, soupçonnés de préparer des offres de kiosques musicaux destinées à rivaliser avec celui d‘Apple.

Le marché s‘attend par ailleurs à ce que la firme à la pomme dote sa plate-forme d‘un service de ‘streaming’ (musique sans téléchargement) après le rachat l‘an dernier de la société LaLa.

eMusic est détenu par le fonds privé d‘investissement Dimensional Associates, filiale de capital-investissement de JDS Capital Management. En début d‘année, des informations de presse prêtaient au fonds l‘intention de se désengager d‘eMusic face à la concurrence accrue dans le secteur de la musique en ligne.

Adam Klein n‘a pas souhaité faire de commentaire sur les intentions de Dimensional Associates vis-à-vis de la plate-forme.

Patrice Mancino pour le service français, édité par Marc Angrand

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