Le marché parie sur une bataille boursière autour de SeLoger.com

lundi 13 septembre 2010 11h27
 

PARIS (Reuters) - L'éditeur allemand Axel Springer devra augmenter son offre ou remporter une bataille boursière s'il veut racheter le groupe d'annonces immobilières SeLoger.com, estiment des analystes lundi.

Le titre SeLoger.com s'échangeait à 38,00 euros vers 11h00, soit quatre euros au-dessus de l'offre lancée vendredi par le groupe allemand et qui valorise la société française à 566 millions d'euros.

La cotation de SeLoger.com avait été suspendue vendredi.

"Le cours est la preuve que, pour le marché, l'offre est insuffisante. Le sentiment est qu'il va y avoir une contre-offre ou au moins une surenchère de Springer. Le groupe allemand peut aussi lancer son offre à 34 euros, mais il restera très minoritaire", souligne Emmanuel Parot, analyste chez Gilbert Dupont.

Groupe Arnault, holding de Bernard Arnault, PDG de LVMH, et l'un des principaux actionnaires de SeLoger.com avec 9% du capital, a jugé vendredi que l'offre d'Axel Springer sous-évaluait la société.

Springer, propriétaire notamment du tabloïd allemand Bild, l'un des quotidiens les plus vendus en Europe, est d'ores et déjà parvenu à un accord pour l'acquisition de 12,4% du capital de SeLoger.com.

Parmi les actionnaires qui ont accepté son offre, figurent les fondateurs Amal Amar et Denys Chalumeau, respectivement président du conseil de surveillance et membre du directoire du groupe.

Le conseil de surveillance de SeLoger.com doit se réunir mardi pour examiner cette offre et devrait désigner une banque conseil pour l'assister.

Créé en 1992, SeLoger est un des principaux acteurs de l'immobilier sur internet en France et revendique quelque trois millions de visiteurs par mois.

Julien Ponthus et Juliette Rouillon, édité par Pascale Denis

 
<p>Selon les analystes, l'&eacute;diteur allemand Axel Springer devra augmenter son offre ou remporter une bataille boursi&egrave;re s'il veut racheter le groupe d'annonces immobili&egrave;res SeLoger.com. /Photo d'archives/REUTERS/Hannibal Hanschke</p>