Vodafone gérera ses parts minoritaire de façon distincte

jeudi 9 septembre 2010 17h22
 

LONDRES (Reuters) - Le britannique Vodafone a annoncé jeudi sa réorganisation, qui prévoit notamment une gestion distincte de ses participations minoritaires, à la suite des plaintes de certains actionnaires.

Le numéro un mondial de la téléphonie mobile va réduire ses régions opérationnelles de trois à deux et détiendra à part, en dehors des structures régionales, ses participations minoritaires dans des opérateurs autres.

Il s'agit des parts dans l'américain Verizon Wireless, dans le français SFR, le polonais Polkomtel et l'indien Bharti, mais, a indiqué Vodafone, le sort de ces participations n'est pas encore scellé.

Les deux grandes régions d'activité seront l'Europe et un ensemble regroupant l'Afrique, l'Asie et l'Océanie.

Le groupe britannique avait indiqué en juillet qu'il réexaminerait sa stratégie pour "maximiser la valeur actionnariale". Les analystes ont compris que le groupe allait vendre certaines participations minoritaires.

De fait, Vodafone a vendu cette semaine sa participation de 3,2% dans le chinois China Mobile pour 6,5 milliards de dollars.

Les analystes estiment que Vodafone pourrait vendre sa participation de près de 25% dans Polkomtel et ses 44% dans SFR, dont l'actionnaire majoritaire est Vivendi - mais conserver sa part de 4,4% dans Bharti Airtel, peu liquide.

Il devrait également conserver dans l'immédiat sa participation de 45% dans Verizon Wireless, sa participation minoritaire la plus importante. Il ne peut la vendre qu'à l'actionnaire majoritaire de Verizon Wireless, le groupe américain Verizon. Ce dernier a fait savoir que Verizon Wireless pourrait commencer à verser un dividende à partir de 2012.

En Bourse, Vodafone recule de 0,4% dans l'après-midi, dans un marché en hausse de 1,32%.

Kate Holton, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gwénaëlle Barzic

 
<p>Le britannique Vodafone a annonc&eacute; jeudi sa r&eacute;organisation, qui pr&eacute;voit notamment une gestion distincte de ses participations minoritaires, &agrave; la suite des plaintes de certains actionnaires. /Photo d'archives/REUTERS/Arko Datta</p>