September 3, 2010 / 4:02 PM / 7 years ago

Lancement de SOS-Hadopi pour assister les internautes

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Un collectif d'artistes et de professionnels du monde num&eacute;rique oppos&eacute;s &agrave; la loi contre le piratage sur Internet s'appr&ecirc;te &agrave; lancer SOS-Hadopi, une soci&eacute;t&eacute; d'assistance qui permettrait aux internautes d'y r&eacute;sister. SOS-Hadopi, qui devrait voir le jour le 15 septembre, entend offrir une assistance technique et juridique aux internautes qui refuseraient d'installer dans leur ordinateur le "mouchard" obligatoire en cas de violation. /Photo d'archives/Sherwin Crasto</p>

ORLEANS (Reuters) - Un collectif d'artistes et de professionnels du monde numérique opposés à la loi contre le piratage sur Internet s'apprête à lancer SOS-Hadopi, une société d'assistance qui permettrait aux internautes d'y résister.

La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi), créée par une loi du 12 juin 2009, prévoit une série de mesures pour empêcher le piratage qui, selon ses opposants, risquent d'avoir des effets négatifs pour la protection de la vie privée.

SOS-Hadopi, qui devrait voir le jour le 15 septembre, entend offrir une assistance technique et juridique aux internautes qui refuseraient d'installer dans leur ordinateur ce que ce collectif qualifie de "mouchard" en cas de violation.

L'Hadopi a démenti cette affirmation.

"C'est totalement faux, à aucun moment le projet sur lequel nous consultons ne peut s'apparenter à un mouchard, c'est une interprétation que nous réfutons", y explique-t-on.

Selon Jérôme Bourreau-Guggenheim, ancien responsable innovation de TF1, licencié à la suite de prises de position anti-Hadopi, et Renaud Veeckman, gérant de la société ApiAdopi Groupe, ce projet devrait toutefois voir le jour.

"Si vous êtes soupçonné de téléchargement illégal, une fois la première mise en garde expédiée par mail, la Commission de protection des droits (CPD) va vous demander d'installer un journal qui enregistrera l'ensemble de vos mouvements sur internet", explique Jérôme Bourreau-Guggenheim.

Renaud Veeckman insiste sur le fait que ce "journal" serait "consultable par n'importe quel membre du foyer. Si une femme battue va consulter des sites d'assistance, son mari pourra le savoir."

Pour l'Hadopi, "ces déclarations sont une interprétation des termes d'un document projet qui est en cours de consultation conformément à la loi."

De manière générale, l'Hadopi réfute toute notion contraignante.

"À aucun moment les internautes n'ont l'obligation d'installer quoi que ce soit", précise-t-on.

En cas de récidive, un juge peut cependant procéder à la suspension de l'abonnement auprès du fournisseur d'accès.

Laure de la Raudière, députée UMP de l'Eure-et-Loir qui n'a pas pris part au vote en 2009 contrairement à ses collègues de la majorité, trouve aussi la loi "difficilement applicable".

"Je ne suis pas favorable à l'agitation systématique et préalable du chiffon rouge", dit-elle à propos de SOS-Hadopi.

Mourad Guichard, édité par Yves Clarisse

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