September 2, 2010 / 5:22 PM / 7 years ago

France Télécom proche d'accords avec Canal+ et Meditel

6 MINUTES DE LECTURE

<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de France T&eacute;l&eacute;com St&eacute;phane Richard esp&egrave;re finaliser dans les prochaines semaines ses discussions avec Canal+ sur la fusion des cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision Orange Cin&eacute;ma S&eacute;ries et TPS Star ainsi que celles engag&eacute;es avec l'op&eacute;rateur marocain Meditel. /Photo prise le 25 f&eacute;vrier 2010/Beno&icirc;t Tessier</p>

par Matthieu Protard et James Regan

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) - France Télécom espère finaliser dans les prochaines semaines ses discussions avec Canal+ sur la fusion des chaînes de télévision Orange Cinéma Séries et TPS Star ainsi que celles engagées avec l'opérateur marocain Meditel, a déclaré jeudi à Reuters son directeur général.

Dans le cadre du projet de fusion des chaînes de télévision d'Orange et de TPS Star, Stéphane Richard a également dit qu'Orange - la marque de France Télécom pour l'internet et la téléphonie mobile - n'entend pas prendre le contrôle majoritaire de la nouvelle entité.

"Les discussions se poursuivent. On ne s'est pas fixé de délai mais je pense qu'elles devraient aboutir rapidement", a déclaré Stéphane Richard en marge de l'université d'été du Medef.

Prié de dire si les négociations pourraient aboutir dans les prochaines semaines, il a répondu: "Oui, je ne pense pas qu'il y ait de sujets particulièrement importants qui puissent justifier un délai extrêmement long".

Bertrand Meheut, président du directoire de Canal+, a déclaré mercredi à des journalistes qu'il espérait voir les discussions aboutir d'ici la fin du mois.

L'éventuelle opération sonne le glas des ambitions de la marque de France Télécom dans les contenus, après plus de deux ans de guerre contre la filiale de télévision payante de Vivendi sur son propre terrain.

Interrogé plus spécifiquement sur l'organisation de la nouvelle entité, Stéphane Richard a dit privilégier un partenariat avec Canal+ avec une participation pouvant aller jusqu'à 50% mais pas au-delà.

"La bonne position pour nous est d'être dans un rapport de partenariat", a expliqué Stéphane Richard. "Ce partenariat peut être industriel, il peut être capitalistique (...) mais on n'a pas vocation à être dominant dans ce partenariat. Notre stratégie n'est pas d'être un groupe de télévision à moyen terme".

"BÉRET BASQUE-BAGUETTE"

A propos des négociations en cours sur un partenariat avec l'opérateur marocain Meditel, France Télécom dit aussi que les négociations avancent dans le bon sens et qu'un accord devraient intervenir dans "quelques semaines".

"Ces négociations avancent bien. On communiquera le moment venu là-dessus mais elles devraient aboutir là aussi dans des délais courts", a indiqué Stéphane Richard avant d'ajouter: "Quelques semaines".

L'ancien directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde a également fait savoir qu'il tenterait de dissuader le gouvernement d'augmenter la TVA sur les offres de "triple play" (Internet, télévision et téléphonie fixe).

"Sur ce point, qui concerne l'économie d'un secteur, je vais pour ma part tout faire pour essayer de convaincre le gouvernement de ne pas prendre cette décision, à savoir celle d'augmenter uniformément la TVA sur le 'triple play'", a dit Stéphane Richard.

"C'est peut-être un raccourci un peu provocateur, mais est-ce qu'on souhaite que la France soit le pays où on diminue la TVA sur le bistrot et où on l'augmente sur l'internet ?" s'est-il interrogé.

"Je trouve qu'il y a une façon de revenir un peu au 'béret basque-baguette sous le bras' qui me trouble beaucoup", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas un bon signal pour l'économie".

Le gouvernement français réfléchit à une révision de la taxation de l'offre "triple play" dans les télécoms pour répondre à une mise en demeure formulée en mars par la Commission européenne, a déclaré la semaine dernière le cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Une décision pourrait être prise dans le cadre du projet de loi de Finances pour 2011 mais aucun schéma de taxation n'a été arrêté pour l'instant.

Une éventuelle augmentation de la TVA sur le "triple play" a d'ores et déjà suscité une vive opposition de la part des opérateurs télécoms français, qui estiment que, dans un marché de plus en plus concurrentiel, il leur serait difficile de répercuter la hausse de la taxe sur les prix de vente.

Le seuil de 30 euros, d'abord introduit par Free, la filiale d'Iliad, s'est imposé ces dernières années sur le marché français comme prix de référence pour le "triple play".

Depuis, des offres "quadruple play", qui intègrent également une offre de téléphonie mobile, sont apparues, poussant davantage les prix à la baisse.

Avec Marie Mawad, édité par Cyril Altmeyer

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