Les fabricants de consoles sur la défensive face aux smartphones

vendredi 20 août 2010 14h25
 

par Christoph Steitz

FRANCFORT (Reuters) - L'explosion des jeux vidéo sur les smartphones place les fabricants de consoles devant un dilemme: répondre à la menace au risque de 'cannibaliser' leurs propres machines ou attendre en espérant que le jeu sur mobile restera un épiphénomène.

Dans un secteur (consoles et jeux) évalué à quelque 60 milliards de dollars, les trois grands fabricants de consoles - Nintendo, Microsoft et Sony - misent actuellement sur la manette de jeu à détection de mouvements pour continuer à séduire de nouveaux adeptes.

Mais selon le cabinet d'analyse iSuppli, cet accessoire ne sera pas suffisant pour empêcher un recul des ventes de consoles attendu de 5% en 2011, à seulement 50 millions d'unités.

Si les consoles traditionnelles comme la Playstation 3 de Sony, la Xbox 360 de Microsoft et la Wii de Nintendo restent les vaches à lait de l'industrie, la percée des smartphones dans le secteur, notamment l'iPhone d'Apple, se confirme.

Le cabinet d'études Gartner s'attend à ce que le chiffre d'affaires mondial tiré du divertissement "mobile", segment incluant les jeux sur les smartphones, progresse de 19% pour dépasser 5,6 milliards de dollars cette année et 11,4 milliards en 2014.

Selon Gartner, près de 80% des téléchargements d'applications pour mobiles sont des jeux.

"L'adoption des jeux sur smartphones se fait à un rythme bien plus rapide que les jeux pour téléphones portables dans leur ensemble. (Jouer) prend beaucoup de temps et cela veut dire que les clients ont moins de temps à consacrer à une console portable", explique Ed Barton, analyste au cabinet ScreenDigest.

D'après iSuppli, les sorties d'usine de téléphones destinés aux jeux vidéo devraient augmenter de 11,4% cette année, à 1,27 milliard d'unités.   Suite...

 
<p>L'explosion des jeux vid&eacute;o sur les smartphones place les fabricants de consoles devant un dilemme: r&eacute;pondre &agrave; la menace au risque de 'cannibaliser' leurs propres machines ou attendre en esp&eacute;rant que le jeu sur mobile restera un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Thayer</p>