Les fabricants de puces pour mobiles à l'assaut de la 4G

mardi 17 août 2010 17h07
 

par Sachi Izumi et Sinead Carew

TOKYO/NEW YORK (Reuters) - L'arrivée prévue en 2011 de la LTE, aussi appelée 4G, devrait être une mine d'or pour les petits fabricants de semi-conducteurs qui entendent contester la domination annoncée de Qualcomm.

Successeur désigné de la 3G, la LTE (Long Term Evolution) est une nouvelle technologie d'accès à l'internet mobile en haut débit. Elle a été choisie par les principaux opérateurs de télécommunications qui y ont investi des milliards de dollars afin de répondre à l'explosion du trafic des données sur les smartphones et autres appareils mobiles.

De leur côté, les fabricants de puces se préparent à recevoir les premières commandes pour les mobiles 4G, alors que la bataille sur ce nouveau marché s'annonce ouverte, sans leader clair hormis Qualcomm.

"La LTE représente une porte d'entrée pour les acteurs du secteur qui ont raté précédemment le virage vers la 3G", commente Francis Sideco, analyste au cabinet d'études iSuppli.

"A ce stade, il est encore trop tôt pour se prononcer sur leur degré de réussite face aux titulaires en place."

Certains analystes s'attendent toutefois à ce que le taiwanais MediaTek constitue un sérieux outsider pour Qualcomm car le groupe asiatique vend déjà d'énormes quantités de puces aux fabricants de téléphones mobiles.

D'autres, comme ST-Ericsson (coentreprise entre STMicroelectronics et Ericsson), le fondeur américain Broadcom et l'allemand Infineon pourraient également tirer leur épingle du jeu.

Aux Etats-Unis, Qualcomm est vu comme le leader naturel de cette technologie puisque l'opérateur télécoms Verizon, auquel il fournit déjà des équipements pour la 3G, sera l'un des tout premiers au monde à lancer en 2011 des services commerciaux pour la 4G sur un marché de masse.   Suite...

 
<p>L'arriv&eacute;e pr&eacute;vue en 2011 de la LTE, aussi appel&eacute;e 4G, devrait &ecirc;tre une mine d'or pour les petits fabricants de semi-conducteurs qui entendent contester la domination annonc&eacute;e de Qualcomm. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>