L'Inde fixe une date limite aux opérateurs pour le BlackBerry

mardi 17 août 2010 09h56
 

NEW DELHI (Reuters) - L'Inde a officiellement demandé à plusieurs opérateurs de téléphonie mobile de garantir d'ici au 31 août la mise en place d'un système de contrôle des services offerts par les smartphones.

Le gouvernement indien a récemment menacé d'interdire les services du BlackBerry de Research In Motion (RIM), invoquant des raisons de sécurité, s'il n'obtient pas le moyen de rendre lisible les données cryptées de son réseau ainsi que l'accès aux courriers électroniques et aux messages instantanés envoyés avec ces smartphones.

Au moins trois opérateurs, dont Tata Teleservices , ont confirmé avoir reçu des lettres du département des Télécommunications, leur fixant un délai pour mettre en place un système permettant l'accès au service BlackBerry Messenger, ainsi qu'à la messagerie d'entreprise.

L'Inde a été le dernier pays en date à mettre sous pression le groupe canadien qui a justement forgé la réputation du BlackBerry sur la confidentialité de ses services.

Une telle interdiction affecterait environ un million d'utilisateurs du BlackBerry en Inde, sur un total d'environ 41 millions dans le monde, les autorisant seulement à émettre ou recevoir des appels et à surfer sur internet.

Selon une source gouvernementale, RIM va donner aux autorités indiennes un accès partiel à ses services de messagerie à compter du 1er septembre et devrait mener des discussions avec les pouvoirs publics indiens cette semaine concernant l'accès à la messagerie d'entreprise.

Le groupe a vu fondre de 11% sa capitalisation boursière depuis le 1er août lorsque l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont annoncé qu'ils envisageaient une interdiction.

Devidutta Tripathy, Bappa Majumdar, Catherine Monin pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>L'Inde a officiellement demand&eacute; &agrave; plusieurs op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile de garantir d'ici au 31 ao&ucirc;t la mise en place d'un syst&egrave;me de contr&ocirc;le des services offerts par les smartphones. /Photo prise le 12 ao&ucirc;t 2010/REUTERS/Rupak De Chowdhuri</p>