L'Inde presse à son tour BlackBerry de lui ouvrir son réseau

mercredi 11 août 2010 11h09
 

par Bappa Majumdar et Devidutta Tripathy

NEW DELHI (Reuters) - L'Inde pourrait suspendre le fonctionnement du téléphone mobile BlackBerry si ses inquiétudes sur la sécurité de son réseau ne sont pas apaisées à l'issue de la réunion prévue jeudi à New Delhi entre le gouvernement et les opérateurs, a-t-on appris de source autorisée.

C'est un nouvel ultimatum pour le fabricant du BlackBerry, le canadien Research in Motion. Mardi, le groupe a accepté de confier au gouvernement saoudien des codes permettant de surveiller le service BlackBerry Messenger, afin d'éviter que Ryad ne ferme le réseau, avait indiqué mardi une source proche des tractations.

Les autorités indiennes redoutent que le service d'e-mails et de messagerie de BlackBerry, que les services de sécurité ne peuvent surveiller, soit utilisé par des activistes.

Si RIM refuse de divulguer à New Delhi les codes d'accès à ce service, les autorités pourraient demander aux opérateurs d'en suspendre l'activité, a indiqué un responsable du gouvernement.

"S'ils ne peuvent apporter une solution, nous demanderons aux opérateurs d'arrêter le service en question. Il pourra reprendre quand nous aurons une solution", a déclaré ce responsable.

EFFET DES ATTENTATS DE 2008

Lors des attentats de Bombay en 2008, lors desquels 166 personnes avaient péri, les assaillants pakistanais s'étaient coordonnés grâce à des téléphones mobiles ou satellitaires. Depuis lors, les services de sécurité indiens ont entrepris de surveiller de près les réseaux de communication.

Contrairement à ses concurrents Nokia et Apple, RIM utilise son propre réseau qui s'appuie sur des systèmes sécurisés localisés au Canada et au Royaume-Uni, entre autres.   Suite...

 
<p>L'Inde pourrait suspendre le fonctionnement du t&eacute;l&eacute;phone mobile BlackBerry de RIM si ses inqui&eacute;tudes sur la s&eacute;curit&eacute; de son r&eacute;seau ne sont pas apais&eacute;es &agrave; l'issue de la r&eacute;union pr&eacute;vue jeudi &agrave; New Delhi entre le gouvernement et les op&eacute;rateurs. /Photo prise le 2 ao&ucirc;t 2010/REUTERS/Mosab Omar (UNITED ARAB EMIRATES - Tags: BUSINESS POLITICS)</p>