RIM aurait fait une nouvelle offre à Ryad au sujet du BlackBerry

mardi 10 août 2010 19h17
 

RYAD (Reuters) - Le fabricant du téléphone portable BlackBerry, Research In Motion (RIM), qui cherche à éviter une interdiction de son service de messagerie en Arabie Saoudite, a accepté de livrer aux autorités de Ryad les "codes" permettant d'accéder aux données de ses utilisateurs locaux, a-t-on appris auprès d'une source proche des discussions.

Selon la source interrogée par Reuters, l'idée de la mise en place d'un serveur chez chacun des trois fournisseurs locaux de service s'est révélée impossible à mettre en oeuvre.

En conséquence, le groupe a accepté de donner au ministère de l'Intérieur saoudien et aux services de renseignements les codes de tous les utilisateurs de BlackBerry dans le pays, a dit la source.

Le groupe canadien n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat, se contentant de renvoyer sur son précédent communiqué dans lequel il déclare que "RIM collabore avec tous les Etats selon une norme uniforme".

Un porte-parole de l'autorité de régulation saoudienne n'était pas disponible dans l'immédiat pour un commentaire.

L'Arabie saoudite, le principal marché du BlackBerry dans le Golfe avec 700.000 utilisateurs, avait initialement menacé d'interdire le service Messenger du téléphone à partir de vendredi.

Ryad n'a toutefois pas mis cette menace à exécution et a prolongé les activités de BlackBerry Messenger en évoquant des progrès dans les négociations avec RIM.

Souhail Karam, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Marc Angrand

 
<p>Magasin de mobiles &agrave; Ryad. Le fabricant du t&eacute;l&eacute;phone portable BlackBerry, Research In Motion (RIM), qui cherche &agrave; &eacute;viter une interdiction de son service de messagerie en Arabie Saoudite, a accept&eacute; de livrer aux autorit&eacute;s les "codes" permettant d'acc&eacute;der aux donn&eacute;es de ses utilisateurs locaux, a-t-on appris aupr&egrave;s d'une source proche des discussions. /Photo prise le 10 ao&ucirc;t 2010/REUTERS/Fahad Shadeed</p>