Ryad accorde un sursis à BlackBerry en parlant de progrès

mardi 10 août 2010 13h28
 

DJEDDAH (Reuters) - L'Arabie saoudite a prolongé les activités de BlackBerry Messenger en signalant des progrès sur les sujets qui la préoccupent dans ses négociations avec Research in Motion, le fabricant canadien du BlackBerry.

Premier marché de cette entreprise dans le Golfe avec 700.000 utilisateurs, l'Arabie saoudite avait menacé d'interdire le service Messenger vendredi dernier avant de donner jusqu'à lundi à RIM pour parvenir à une solution.

RIM teste avec des opérateurs mobiles saoudiens trois serveurs destinés à faire transiter les communications et les données par l'Arabie saoudite avant qu'elles n'arrivent au Canada, a indiqué dimanche un responsable saoudien.

"A la lumière des développements positifs observés dans l'exécution des conditions réglementaires requises de la part des fournisseurs de services, l'instance de régulation a décidé d'autoriser le prolongement de l'activités des services BlackBerry Messenger", indique le régulateur dans un communiqué diffusé par l'agence saoudienne de presse.

Elle "continuera de collaborer avec les fournisseurs de services pour exécuter le reste des conditions réglementaires requises", ajoute l'instance saoudienne de régulation des télécommunications CITC.

Soultan al Malik, porte-parole de la CITC, s'est refusé à fournir plus de précisions.

L'Arabie saoudite craint, à l'instar de l'Inde, du Liban, des Emirats arabes unis ou du Koweït, que les données cryptées transitant sur les serveurs de téléphones mobiles et smartphones BlackBerry ne puissent porter atteinte à ses intérêts nationaux.

L'instance de régulation de Ryad n'a pas indiqué si un accord complet était intervenu avec RIM sur les questions relevant de sa sécurité nationale.

Si les deux parties parviennent à un compromis, les analystes s'attendent à ce que le régulateur lève la menace d'interdiction de Messenger, tout en notant que l'installation de serveurs locaux pourrait encore perturber les services durant des semaines.

A la différence de ses concurrents Nokia et Apple, BlackBerry administre son propre réseau à l'aide d'installations qui se trouvent au Canada et au Royaume-Uni.

Asma Alcharif, Gwénaelle Barzic, Pascal LIétout et Philippe Bas-Rabérin pour le service français

 
<p>L'Arabie saoudite a prolong&eacute; la poursuite des activit&eacute;s de BlackBerry Messenger en raison des progr&egrave;s enregistr&eacute;s, selon Ryad, dans les n&eacute;gociations avec Research in Motion, le fabricant canadien du BlackBerry. /Photo prise le 28 avril 2010/REUTERS/Danny Moloshok</p>