L'Algérie étudie à son tour les risques potentiels du Blackberry

vendredi 6 août 2010 09h12
 

ALGER (Reuters) - Le gouvernement algérien procède à l'évaluation de l'utilisation des téléphones Blackberry et pourrait les interdire s'il conclut que la sécurité nationale est menacée, rapporte le quotidien El Khabar.

L'Algérie rejoint une liste de plus en plus étendue de pays préoccupés par la sécurité du Blackberry, dont d'éventuelles interdictions pourraient peser lourd pour son fabricant canadien, Research in Motion.

"Nous examinons la question. Si nous déterminons qu'il y a un danger pour notre économie ou notre sécurité, nous y mettrons fin", a dit le ministre des Télécommunications, Moussa Benhamadi, au quotidien El Khabar.

Une source proche du ministère a déclaré à Reuters que l'interdiction de ce smartphone relativement peu répandu en Algérie, était "très probable".

Le gouvernement algérien, confronté comme plusieurs pays du Maghreb à une émanation régionale d'Al Qaïda, impose une rigueur extrême en matière de sécurité, notamment sur les télécoms.

Le Blackberry est déjà dans le collimateur des Emirats arabes unis, de l'Arabie saoudite, du Liban et de l'Inde, tous inquiets de ne pas avoir accès à certaines données cryptées du Blackberry. RIM est le seul fabricant de smartphones qui gère lui-même le flux de messages entre les appareils.

Lamine Chikhi, Grégory Blachier pour le service français

 
<p>Suivant l'exemple des Emirats arabes unis, de l'Arabie saoudite, du Liban et de l'Inde, le gouvernement alg&eacute;rien a d&eacute;cid&eacute; de proc&eacute;der &agrave; l'&eacute;valuation de l'utilisation des t&eacute;l&eacute;phones Blackberry et pourrait les interdire s'il conclut que la s&eacute;curit&eacute; nationale est menac&eacute;e, selon le quotidien El Khabar. /Photo prise le 2 ao&ucirc;t 2010/REUTERS/Mosab Omar</p>