RIM négocie avec l'Arabie pour éviter un blocage des BlackBerry

mercredi 4 août 2010 15h43
 

RYAD (Reuters) - Le groupe canadien Research In Motion, fabricant du BlackBerry, a engagé des négociations avec l'Arabie saoudite pour tenter d'empêcher le blocage partiel de son smartphone dans le royaume pour des raisons de sécurité nationale.

Les Emirats arabes unis et l'Inde menacent eux aussi d'interrompre certains services en invoquant les mêmes motifs.

Ces gouvernements reprochent à Research In Motion (RIM) de ne pouvoir accéder aux données cryptées transitant sur les serveurs de ses téléphones, alors que des pays comme les Etats-Unis ont obtenu gain de cause face au même genre de préoccupations.

Le Blackberry compte environ deux millions d'utilisateurs en Inde et dans le Golfe.

L'autorité saoudienne des télécommunications (CITC) a décidé d'interdire le service de messagerie instantanée du Blackberry à compter de vendredi. Des discussions se sont ouvertes mercredi entre la CITC, des responsables de RIM et des représentants des trois opérateurs de téléphonie mobile du royaume, Saudi Telecom, Etihad Etisalat et Zain Saudi Arabia.

Les Emirats arabes unis, qui disent avoir négocié en vain ces trois dernières années avec le fabricant canadien, menacent de fermer les services de messagerie instantanée, de courriel et de navigation sur internet à compter du mois d'octobre.

Les autorités émiraties excluent toute nouvelle négociation, réclamant que RIM se conforme à ses directives. Elles se plaignent de ne pas avoir obtenu les mêmes dispositions que les responsables gouvernementaux américains par exemple.

Un responsable du groupe canadien, le directeur de la technologie David Yach, a jugé peu probable que les deux Etats du Golfe mettent leurs menaces à exécution car, affirme-t-il, la plupart des gouvernements du monde dépendent du BlackBerry.

La Russie a bloqué pendant des années l'importation du BlackBerry pour des questions de sécurité.   Suite...

 
<p>Le groupe canadien Research In Motion, fabricant du BlackBerry, a engag&eacute; des n&eacute;gociations avec l'Arabie saoudite pour tenter d'emp&ecirc;cher le blocage partiel de son smartphone dans le royaume pour des raisons de s&eacute;curit&eacute; nationale. /Photo prise le 1er ao&ucirc;t 2010/REUTERS/Mosab Omar</p>