Vers une nouvelle baisse des coûts de terminaison d'appel

jeudi 29 juillet 2010 15h17
 

PARIS (Reuters) - L'Autorité française de la concurrence se prononce en faveur d'une poursuite de la baisse des tarifs de terminaison d'appel vocal sur les réseaux mobiles pour les opérateurs télécoms français.

L'Arcep, le régulateur français des télécoms, veut faire baisser la facture moyenne des Français en téléphonie mobile et réduit depuis la fin 2008 le coût de la terminaison d'appel que facture un opérateur à un autre pour acheminer une communication d'un de ses clients.

"L'Autorité de la concurrence émet un avis favorable à la proposition de l'Arcep de maintenir une régulation sur ces marchés et appelle de ses voeux le maintien du rythme de baisse de la terminaison d'appel vocal sur les réseaux mobiles", écrit-elle jeudi dans un communiqué.

Depuis le 1er juillet, la terminaison d'appel est de 3,4 centimes d'euro la minute pour Bouygues Telecom et de trois centimes pour France Télécom et SFR.

Cette asymétrie tarifaire entre les deux plus gros opérateurs et Bouygues Telecom a été justifiée par le parc d'abonnés historiquement plus restreint de ce dernier.

"L'écart qui demeure entre les charges de terminaison d'appel pratiquées par les opérateurs et les coûts réels supportés reste un obstacle au développement de la concurrence, notamment pour les petits opérateurs et les nouveaux entrants", écrit l'Autorité de la concurrence.

Une poursuite de la baisse de la terminaison d'appel vocal implique pour les opérateurs télécoms une pression sur les revenus.

Marie Mawad, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>L'Arcep, le r&eacute;gulateur fran&ccedil;ais des t&eacute;l&eacute;coms, se prononce en faveur d'une poursuite de la baisse des tarifs de terminaison d'appel vocal sur les r&eacute;seaux mobiles (c'est-&agrave;-dire le co&ucirc;t que facture un op&eacute;rateur &agrave; un autre pour acheminer une communication d'un de ses clients) pour les op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms fran&ccedil;ais. /Photo d'archives/REUTERS/Ivan Milutinovic</p>