Panasonic veut monter à 100% dans Sanyo et une autre filiale

jeudi 29 juillet 2010 11h26
 

TOKYO (Reuters) - Panasonic annonce son intention de racheter la part du capital qu'il ne possède pas encore dans Sanyo Electric et Panasonic Electric Works, une opération dont le montant devrait dépasser sept milliards d'euros.

Le groupe japonais financera ce projet par une augmentation de capital susceptible d'atteindre 500 milliards de yens (4,4 milliards d'euros).

A la Bourse de Tokyo, l'action Panasonic a chuté de 7,7% jeudi tandis que Sanyo affichait en clôture un bond de 26,27% après les informations de Reuters sur le projet du groupe, annoncé officiellement après la fermeture du marché.

Le numéro quatre mondial des téléviseurs à écran plat est engagé dans une vaste restructuration, qui vise à recentrer sa stratégie sur les énergies et les technologies "vertes" et à augmenter la part de ses bénéfices réalisée à l'export.

Le rachat des minoritaires des deux filiales concernées permettrait au groupe d'investir plus facilement dans les activités les plus prometteuses, comme l'énergie solaire et les batteries lithium-ion.

"Le prix ne sera sans doute pas mince mais je crois que les investisseurs accueilleront favorablement l'opération car Panasonic pourra doper ses activités liées à l'environnement, déjà en croissance rapide", a commenté Kazumasa Kubota, analyste d'Okasan Securities.

"La société ne peut pas espérer croître fortement avec ses seules activités audio et image."

Panasonic avait acquis 50% du capital de Sanyo en décembre dernier pour environ trois milliards d'euros, prenant ainsi le contrôle du numéro un mondial des batteries rechargeables et des cellules solaires. Il détient 51% de Panasonic Electric Works, spécialisé dans l'électroménager et l'éclairage.

Taro Fuse et Kentaro Hamada, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>Panasonic annonce son intention de racheter la part du capital qu'il ne poss&egrave;de pas encore dans Sanyo Electric et Panasonic Electric Works, une op&eacute;ration dont le montant devrait d&eacute;passer sept milliards d'euros. /Photo prise le 29 juillet 2010/REUTERS/Toru Hanai</p>