France Télécom confirme son dividende à l'horizon 2012

jeudi 29 juillet 2010 13h32
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - France Télécom a confirmé le niveau de son dividende jusqu'en 2012, souhaitant ainsi s'engager auprès des actionnaires alors que ses ventes et sa marge ont reculé au deuxième trimestre sous l'effet de pressions réglementaires et d'une concurrence accrue.

Quelques semaines après la présentation d'un plan à cinq ans qui couvre les enjeux sociaux et commerciaux ("Conquêtes 2015"), l'opérateur télécoms a sans surprise réitéré l'ensemble de ses objectifs pour 2010 et à moyen terme, dont celui d'un cash flow organique annuel de huit milliards d'euros.

"Conquêtes 2015, c'est un contrat social avec les employés, y compris avec des engagements de moyen terme vis-à-vis des employés français (...) La direction générale a décidé qu'il était également temps de prendre un engagement de durée similaire vis-à-vis des actionnaires", a déclaré le directeur financier Gervais Pellissier, lors d'une conférence téléphonique avec les agences de presse.

Vers 12h45, l'action France Télécom gagnait 5,5% à 16 euros, signant ainsi la deuxième plus forte hausse de l'indice CAC 40, qui avance de 0,47%. L'indice sectoriel des télécoms progressait quant à lui de 1,74%.

"La surprise, c'est le dividende annoncé sur 2010, 2011 et 2012", juge un analyste basé à Paris.

"On retient surtout l'annonce d'un dividende stable, alors que l'absence de visibilité et l'incertitude sur ce point avaient pesé sur le cours de Bourse jusqu'à présent", a déclaré un autre analyste.

France Télécom a publié un chiffre d'affaires de 11,19 milliards d'euros au titre du deuxième trimestre, en recul de 1,7% à périmètre comparable, et une marge d'Ebitda de 35,6%, en baisse de 0,7 point.

Le consensus Reuters, calculé à partir des estimations de dix analystes, tablait sur un chiffre d'affaires de 11,05 milliards d'euros et un Ebitda de 3,95 milliards, représentant une marge de 35,7%.   Suite...

 
<p>France T&eacute;l&eacute;com a confirm&eacute; jeudi le niveau de son dividende jusqu'en 2012, souhaitant ainsi s'engager aupr&egrave;s des actionnaires alors que ses ventes et sa marge ont recul&eacute; au deuxi&egrave;me trimestre sous l'effet de pressions r&eacute;glementaires et d'une concurrence accrue. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>