Telefonica s'empare de Vivo et avance ses pions au Brésil

mercredi 28 juillet 2010 17h05
 

par Elizabeth O'Leary

MADRID (Reuters) - Après des semaines de lutte acharnée, Telefonica est parvenu à ses fins mercredi en annonçant un accord avec Portugal Telecom sur le rachat des parts du portugais dans l'opérateur mobile brésilien Vivo.

L'espagnol déboursera 7,5 milliards d'euros pour prendre le contrôle de Vivo, ce qui lui permettra de porter à 69,2 millions le nombre de ses abonnés au Brésil, lui assurant la première place de ce marché très convoité.

En novembre dernier, Vivendi s'était assuré le contrôle d'un autre opérateur brésilien, GVT, l'emportant alors sur Telefonica.

Vivo a parallèlement annoncé avoir dégagé un bénéfice de 236 millions de réals (102 millions d'euros) au deuxième trimestre et avoir augmenté le nombre de ses abonnés de près de 20%, à 55,98 millions.

En cédant face à Telefonica, Portugal Telecom ne fait pas pour autant une croix sur le marché brésilien, sur lequel il prévoit d'investir 8,44 milliards de réals pour prendre des participations dans un autre opérateur, Oi, et deux de ses filiales.

L'opération de Telefonica est dictée par un impératif de croissance alors que le marché espagnol, arrivé à maturité comme les autres grands marchés d'Europe occidentale, se caractérise désormais par un ralentissement des revenus.

Signe de l'enjeu politique que représente l'opération, le gouvernement portugais avait pris un risque le mois dernier en utilisant des droits de vote préférentiels pour bloquer une offre de l'espagnol, pourtant approuvée par les autres actionnaires.

Ce veto avait immédiatement provoqué l'hostilité des institutions européennes. La Cour européenne de justice avait notamment déclaré "illégale" l'action spécifique, ou "golden share", de l'Etat portugais.   Suite...

 
<p>Le groupe espagnol Telefonica a conclu un accord pr&eacute;liminaire avec Portugal Telecom pour le rachat de la participation du groupe de t&eacute;l&eacute;coms portugais dans l'op&eacute;rateur de t&eacute;l&eacute;phonie mobile br&eacute;silien Vivo. /Photo prise le 30 juin 2010/REUTERS/Nacho Doce</p>