L'Inde travaille au lancement d'un "ordinateur" à 35 dollars

vendredi 23 juillet 2010 12h24
 

NEW DELHI (Reuters) - L'Inde a présenté l'"ordinateur portable" le moins cher au monde, un appareil à écran tactile qui coûte 35 dollars (27 euros).

Le ministre du Développement des ressources humaines, Kapil Sibal, a dévoilé cette semaine cette machine conçue pour les étudiants, et précisé que ses services avaient commencé à discuter de sa production en série avec des fabricants mondiaux d'ordinateurs.

"Nous avons aujourd'hui atteint un stade (du développement) où tous les composants, carte-mère, microprocesseur, vitesse de calcul, mémoire, écran, connectivité, tous ces éléments, coûtent au total 35 dollars", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

La machine à écran tactile, a-t-il ajouté, est équipée de navigateurs internet, d'un lecteur de fichier PDF, de fonctions de visioconférence, mais a été créée pour permettre à son utilisateur d'y ajouter d'autres composants.

Dotée d'un système d'exploitation Linux, elle devrait être proposée dans les écoles supérieures à partir de 2011, mais l'objectif est de faire baisser son prix d'abord à 20 dollars, et à terme à 10 dollars, a indiqué Kapil Sibal.

L'appareil a été développé par des équipes de recherche de l'Indian Institute of Technology et de l'Indian Institute of Science.

L'Inde consacre environ 3% de son budget annuel à l'Education et le taux d'alphabétisation de ses 1,2 milliard d'habitants dépasse désormais les 64%. Des études ont cependant montré que de nombreux étudiants pouvaient à peine lire ou écrire et que la plupart des établissements publics disposent d'équipements insuffisants.

Belinda Goldsmith, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 
<p>Le ministre indien du D&eacute;veloppement des ressources humaines, Kapil Sibal. L'Inde a d&eacute;voil&eacute; un "ordinateur portable" &agrave; &eacute;cran tactile qui co&ucirc;te 35 dollars et dont elle esp&egrave;re faire baisser le prix de revient &agrave; 10 dollars &agrave; terme, en fonction des partenriats industriels qu'elle trouvera. /Photo prise le 22 juillet 2010/REUTERS</p>