Après le Mondial, le vrai test commence pour les paris en ligne

mercredi 21 juillet 2010 15h14
 

PARIS (Reuters) - Portés par l'engouement suscité par le Mondial, les joueurs ont afflué sur les sites de paris en ligne légalisés début juin en France, mais il reste à savoir s'ils leur resteront fidèles au moment de la reprise des grands championnats, notamment la Ligue 1 de football.

L'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) estime à 107 millions d'euros le montant total des mises au cours du premier mois sur les paris sportifs, dont 70% sur le football, avec une mise moyenne de dix euros.

Au PMU, un parieur a remporté 250 fois sa mise de deux euros après avoir prévu très exactement la victoire du Portugal sur la Corée du Nord sur un score de 7-0.

"On sait qu'il y a une masse de joueurs qui entrent pour parier sur ces gros évènements et ressortent tout de suite après", a expliqué à Reuters Isabelle Parize, vice-présidente de Mangas Gaming, maison-mère de Betclic, qui opérait déjà avant l'ouverture à la concurrence. "La question, c'est de savoir combien de gens vont rester et à quel niveau ils vont parier".

A ce jour, 17 opérateurs de paris et de jeux d'argent en ligne sont autorisés en France, parmi lesquels l'autrichien Bwin, EurosportBet (groupe TF1), Sajoo, coentreprise entre le groupe Amaury et Bwin, aux côtés des deux ex-monopoles, la Française des Jeux et le PMU.

Ils ont reçu un total de 25 agréments : dix pour les paris sportifs, dont 95% du marché était jusqu'à présent illégal, deux sur les paris hippiques en plus de PMU - qui détenait 80% du marché total - et 13 pour le marché du poker, qui était totalement illégal.

"On est loin d'avoir stabilisé le nombre d'agréments. On est plutôt, en quelques semaines, en ligne avec les estimations qu'on pouvait avoir du marché", a déclaré à Reuters Jean-François Vilotte, président de l'Arjel.

Il a ajouté qu'une partie de la vingtaine de demandes restantes pourrait être acceptée dès la semaine prochaine.

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<p>Les joueurs ont afflu&eacute; sur les sites de paris en ligne l&eacute;galis&eacute;s d&eacute;but juin en France &agrave; l'occasion de la Coupe du monde, mais il reste &agrave; savoir s'ils resteront fid&egrave;les au moment de la reprise des championnats, notamment la Ligue 1./Photo prise le 8 mai 2010/REUTERS/Pascal Rossignol</p>