Facebook se cherche des amis en Asie

lundi 19 juillet 2010 19h35
 

par Melanie Lee et Yeo-Jung Chang

SHANGHAI/SEOUL (Reuters) - Alors qu'il s'apprête à se lancer sur les marchés asiatiques, le réseau social Facebook risque de se heurter aux volontés de préserver la vie privée en Corée du Sud et au Japon, ainsi qu'à la sévérité de la censure en Chine.

Le fondateur et P-DG du site, Mark Zuckerberg, prévoit pour Facebook une stratégie plus individualisée pour les trois principaux marchés d'internet en Asie, où il aura la difficile tâche de conquérir les terres de ses concurrents Mixi au Japon et Qzone en Chine.

Avec presque 500 millions d'inscrits, Facebook est d'ores et déjà un géant du réseau social, mais reste peu implanté en Asie, où il veut se développer pour compenser le tassement de sa croissance sur les marchés occidentaux.

"L'Asie est de première importance pour Facebook. La Chine abrite le plus grand nombre d'internautes, et le Japon arrive en tête en termes de masse monétaire", estime Atul Bagga, analyste en réseaux sociaux pour ThinkEquity, à San Francisco.

On compte aujourd'hui un million d'inscrits à Facebook au Japon et en Corée du Sud réunis. Le site est interdit en Chine.

En comparaison, Mixi compte quinze millions d'usagers, Cyworld, filiale de SK Communications et leader en Corée du Sud, plus de 25 millions, et le chinois Qzone, affilié à Tencent, atteint les 350 millions de membres.

VIE PRIVÉE ET CENSURE

Pour Facebook, qui s'est trouvé au coeur de plusieurs controverses sur le respect de la vie privée, la tâche sera peu aisée en Corée et au Japon, où les internautes ne badinent pas avec ces questions.   Suite...

 
<p>Le fondateur et P-DG de Facebook, Mark Zuckerberg. Le r&eacute;seau social, qui s'appr&ecirc;te &agrave; se lancer sur les march&eacute;s asiatiques, risque de se heurter aux volont&eacute;s de pr&eacute;server la vie priv&eacute;e en Cor&eacute;e du Sud et au Japon, ainsi qu'&agrave; la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; de la censure en Chine. /Photo prise le 26 mai 2010/REUTERS/Robert Galbraith</p>