La pub en ligne soutenue par la vidéo et la grande consommation

vendredi 9 juillet 2010 13h28
 

PARIS (Reuters) - Le marché de la publicité en ligne devrait progresser cette année d'environ 8% en France et accélérer encore sa croissance en 2011, aidé par le boom des vidéos en ligne et les investissements du secteur de la grande consommation, selon une étude.

Les mesures d'austérité en Europe sont toutefois venues semer le doute sur la vigueur de la croissance d'un marché déjà ralenti par la crise du secteur publicitaire en 2009, qui avait limité sa progression à 6%.

L'arrivée des tablettes numériques comme l'iPad d'Apple pourrait accélérer l'essor naissant de la publicité sur mobiles, tirée pour l'instant par les smartphones comme l'iPhone, tandis que les jeux et paris en ligne pourraient apporter 50 millions d'euros au marché de la publicité sur internet cette année.

Sur le premier semestre, les investissements nets dans la publicité sur internet en France ont augmenté de 8% à 1,14 milliard d'euros, selon l'observatoire de l'e-pub réalisé par Capgemini Consulting pour le compte du Syndicat des régies internet (SRI) et de l'Udecam (Union des entreprises de conseil et d'achat média).

"Il y a un regain d'optimisme, avec des signaux très importants comme l'essor de la vidéo, et alors même que les secteurs des produits de grande consommation sont encore sous-investis", a expliqué à Reuters Jérôme Bourgeais, vice-président télécoms, médias et divertissement, chez Capgemini Consulting, à l'issue de la présentation, soulignant le potentiel d'une croissance à deux chiffres en 2011.

"Le display (bannières) est très sensible à la conjoncture et, d'une manière générale, il y a des incertitudes sur le climat à la rentrée", a-t-il cependant ajouté.

Les liens sponsorisés (search) restent en tête avec plus d'un tiers du total, devant les bannières à 260 millions d'euros, lesquelles bénéficient d'une envolée de 170% des investissements dans la publicité vidéo, comme les "Rollerbabies" d'Evian, téléchargés plus de 100 millions de fois.

Liens sponsorisés et bannières ont progressé tous deux de 8% au premier semestre, loin derrière le rythme de 30% affiché par la publicité sur mobiles, mais sur une base de départ très réduite.

Sur les réseaux sociaux, les annonceurs cherchent encore le moyen d'être visibles. Plus des deux tiers possèdent une page officielle sur Facebook, mais avec moins de 10.000 fans en moyenne, souligne l'étude.

Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot