Gartner abaisse sa prévision de dépenses informatiques mondiales

jeudi 1 juillet 2010 20h08
 

BOMBAY (Reuters) - Les dépenses informatiques mondiales devraient progresser moins que prévu initialement en 2010, en raison de la crise de la dette en Europe et de la dépréciation de l'euro face au dollar, déclare le cabinet d'études Gartner.

Il a révisé à la baisse sa prévision pour l'ensemble de l'année, tablant désormais sur 3.350 milliards de dollars (2.690 milliards d'euros) de dépenses, soit une croissance annuelle de 3,9%. Le cabinet tablait auparavant sur une progression de 5,3% par rapport à 2009.

"La crise de la dette souveraine en Europe affecte les perspectives des dépenses informatiques", écrit dans une note Richard Gordon, vice-président chargé de la recherche chez Gartner.

Selon lui, la hausse du billet vert par rapport à la devise européenne observée au deuxième trimestre va se poursuivre au second semestre, handicapant les dépenses informatiques, libellées en dollars.

Il ajoute que les dépenses de long terme du secteur public européen devraient se voir rognées au cours des cinq à dix prochaines années par les plans de lutte contre les déficits et de réduction de la dette publique.

"L'activité économique du secteur privé s'annonce également ralentie du fait des conséquences directes de ces mesures d'austérité sur les fournisseurs des Etats, et de l'impact indirect lié à un 'effet domino'."

La demande mondiale de services informatiques devrait croître de 2,9% à 786 milliards de dollars, et celle de logiciels de 3,1% à 229 milliards de dollars.

Anticipant des ventes de PC toujours robustes en 2010 et 2011, Gartner prévoit un bond de 9,1% des dépenses en matériel informatique, à 364 milliards de dollars.

Bharghavi Nagaraju; Jean Décotte pour le service français, édité par Marc Angrand

 
<p>Selon le cabinet d'&eacute;tudes Gartner, les d&eacute;penses informatiques mondiales devraient progresser moins que pr&eacute;vu initialement en 2010, en raison de la crise de la dette en Europe et de la d&eacute;pr&eacute;ciation de l'euro face au dollar. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>