L'Assemblée veut aider les salles de cinéma à se numériser

mercredi 16 juin 2010 22h57
 

PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mercredi une proposition de loi UMP dont l'objet est d'aider à la numérisation des salles de cinéma en créant une contribution des distributeurs de films.

Les groupes UMP, du Nouveau centre (NC) et PS ont voté pour. Seul le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) s'est abstenu sur ce texte que le Sénat devrait examiner à son tour ce texte à l'automne.

Ce texte, présenté par l'UMP Michel Herbillon et soutenu par Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, propose de convertir les 5.470 salles françaises au numérique dans un délai de dix ans.

Seules 18% des salles sont aujourd'hui numérisées. Il s'agit principalement des salles appartenant aux grands circuits de distribution parisiens.

Le texte prévoit que les distributeurs de films devront payer une contribution numérique aux exploitants de salles lors de la première livraison du film -en numérique- qui sera versée pendant les deux premières semaines suivant la date de sortie nationale.

Cette contribution ne sera pas pérenne mais disparaîtra dans un délai de dix ans une fois la transition numérique étant assurée dans l'ensemble des salles. Seules pourront en bénéficier les salles existantes à la date de la promulgation de la loi et celles homologuées avant le 31 décembre 2012.

Selon le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), les coûts pour la numérisation d'une salle de cinéma sont estimés à 80.000 euros en moyenne.

Selon la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée, en 2009, 200,93 millions d'entrées ont été enregistrées dans les cinémas français, soit une hausse de 5,7% par rapport à 2008, les films français ayant généré 73,99 millions d'entrées, soit 36,82% des entrées.

Emile Picy, édité par Eric Faye

 
<p>Les d&eacute;put&eacute;s fran&ccedil;ais ont adopt&eacute; mercredi une proposition de loi UMP dont l'objet est d'aider &agrave; la num&eacute;risation des salles de cin&eacute;ma en cr&eacute;ant une contribution des distributeurs de films. /Photo d'archives/REUTERS/Claudia Daut</p>