L'Arcep veut contrebalancer la domination de France Télécom

mercredi 9 juin 2010 17h44
 

PARIS (Reuters) - L'autorité des télécoms (Arcep) a défendu un contexte règlementaire visant à contrebalancer la domination de France Télécom sur le marché de la téléphonie en France.

L'opérateur historique a réclamé de son côté un débat sur les contraintes réglementaires qui pèsent sur le groupe en France.

France Télécom a exprimé à plusieurs reprises ces dernières semaines son souhait de voir l'Arcep assouplir ses positions, surtout pour pouvoir, comme ses concurrents, pratiquer du marketing croisé.

"Orange doit-il encore être considéré en France comme un acteur dominant, avec des contraintes réglementaires plus fortes que celles de nos concurrents ? Cette question mérite à notre sens un débat, dans le respect des institutions et dans l'intérêt des consommateurs", a estimé Stéphane Richard, son directeur général, lors de l'assemblée générale des actionnaires.

Le président de l'Arcep, Jean-Ludovic Silicani, a dit de son côté lors d'une conférence que la régulation sectorielle était "le meilleur antidote aux excès d'un marché sans règles et aux crises cycliques".

"Selon nos calculs, le poids de la régulation de l'Arcep sur les activités effectués par France Télécom en France est d'une centaine de millions d'euros par an. Soit 0,5% de ses revenus. Ce beau cheval court donc avec un handicap, certes, mais assez léger !", avait-t-il indiqué la semaine dernière, dans une interview à la lettre EuroTMT.

Orange veut surtout pouvoir faire la promotion de ses offres de téléphonie fixe et d'ADSL auprès de ses abonnés dans le mobile et vice versa.

L'opérateur historique détenait une part de marché d'environ 47% à fin mars dans le mobile en France, incluant les partenariats avec les opérateurs sans réseau (MVNO), et de 47% également dans l'ADSL.

France Télécom a toutefois connu un début d'année particulièrement faible en terme de conquête de nouveaux abonnés dans l'ADSL, et doit redresser la barre pour atteindre son objectif visant à ramener, au cours du second semestre 2010, sa part de conquêtes au-dessus de 29%.   Suite...

 
<p>L'Arcep, l'autorit&eacute; des t&eacute;l&eacute;coms, d&eacute;fend le contexte r&egrave;glementaire qui vise &agrave; contrebalancer la domination de l'op&eacute;rateur historique sur le march&eacute; de la t&eacute;l&eacute;phonie en France. France T&eacute;l&eacute;com a exprim&eacute; &agrave; plusieurs reprises ces derni&egrave;res semaines son souhait de voir l'Arcep assouplir ses positions, surtout pour pouvoir, comme ses concurrents, pratiquer du marketing crois&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>