Ouverture des paris en ligne en France, l'Arjel veille au grain

mardi 8 juin 2010 15h46
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - La France a autorisé mardi 11 opérateurs à démarrer leur activité dans les paris et jeux d'argent en ligne, tout en ouvrant la chasse aux sites illégaux qui récoltent actuellement les deux tiers des 3,5 milliards d'euros de mises.

Juste à temps pour l'ouverture de la Coupe du monde de football, 17 licences de paris sportifs, hippiques et poker ont été attribuées à des poids lourds du secteur comme l'autrichien Bwin ou encore Mangas Gaming, créée par l'homme d'affaires Stéphane Courbit.

De nouveaux entrants comme SPS Betting France (TF1), Iliad Gaming et Sajoo (coentreprise entre le groupe Amaury et Bwin) font également leur apparition, mais la plupart des groupes de médias ont préféré nouer des partenariats, effrayés par les risques de ce marché sulfureux et le faible espoir d'en tirer des revenus substantiels, en dehors de la publicité.

Jean-François Vilotte, le président de l'Arjel, a déclaré lors d'une conférence de presse avoir reçu 35 demandes d'agréments d'une durée de cinq ans, émanant de 24 opérateurs - un chiffre encore loin des 40 ou 50 opérateurs attendus.

Une fois les gains retirés des produits des mises, le jackpot total ne devrait guère dépasser 300 millions d'euros pour les trois catégories de paris et jeux, auxquels il faudra encore retrancher une fiscalité pouvant paraître dissuasive.

L'Etat prélèvera 7,5% des mises des joueurs pour les paris sportifs et hippiques et 2% des mises pour le poker avec un plafond fixé à un euro par donne, une partie de ces recettes étant affectée à la lutte contre la dépendance aux jeux.

MARGINALISER LES SITES ILLÉGAUX

Attirer les joueurs vers les sites agréés ne constitue qu'une partie de la stratégie affichée par l'Arjel pour marginaliser les sites illégaux, dont l'accès pourra être bloqué et dont les propriétaires encourront entre trois et sept ans de prison assortis d'amendes.   Suite...

 
<p>Onze op&eacute;rateurs sont agr&eacute;&eacute;s pour exploiter 17 licences de paris sportifs, paris hippiques et poker en France, selon la liste publi&eacute;e mardi au Journal officiel. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>