Foxconn, sous-traitant d'Apple, cherche une issue au malaise

mardi 8 juin 2010 07h28
 

TAIPEH (Reuters) - Le groupe taiwanais Hon Hai Precision Industry, dont la filiale Foxconn, sous-traitant des plus grandes marques occidentales de téléphones, est confrontée à une vague de suicides, réfléchit à une nouvelle organisation des conditions de travail dans ses usines chinoises.

Après les augmentations de salaire annoncées dimanche, le groupe a déclaré mardi qu'il se préparait à transférer la gestion des dortoirs de ses ouvriers aux autorités locales chinoises.

En cinq mois, dix ouvriers de l'usine Foxconn de Shenzhen, dans le sud de la Chine, ont mis fin à leurs jours et deux autres ont tenté de se suicider.

Le site immense, où plus de 400.000 salariés travaillent et vivent en permanence, produit notamment des iPhone pour le compte d'Apple et des téléphones pour d'autres marques occidentales.

"Nous devons porter ces douze croix, nous n'avons pas d'autres options", a dit le président du groupe, Terry Gou, en faisant allusion à ces suicides et tentatives de suicide.

"Nous voulons transférer le fardeau de cette responsabilité sociale aux autorités locales et au gouvernement chinois", a-t-il il poursuivi devant l'assemblée générale des actionnaires à Taipeh.

Hon Hai, dont la clientèle compte aussi Dell ou Hewlett-Packard, est aux prises avec les répercussions de la vague de suicides qui frappe sa filiale Foxconn et illustre la dureté des conditions de travail.

Dimanche, Hon Hai a annoncé que les salaires des ouvriers de l'usine Foxconn de Shenzghen seraient relevés de 66%.

En vertu de ces nouvelles augmentations de salaires, qui entreront en vigueur le 1er octobre, le salaire moyen des ouvriers de l'usine de Shenzhen passera à 2.000 yuans par mois (245 euros environ).   Suite...

 
<p>Terry Gou, pr&eacute;sident de Hon Hai Precision. Le groupe dont la filiale Foxconn, sous-traitant des plus grandes marques occidentales de t&eacute;l&eacute;phones, est confront&eacute;e &agrave; une vague de suicides, r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; une nouvelle organisation des conditions de travail dans ses usines chinoises. /Photo prise le 8 juin 2010/REUTERS/Pichi Chuang</p>