May 27, 2010 / 12:30 PM / in 7 years

Capgemini offensif sur les acquisitions

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Paul Hermelin, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Capgemini. Le premier groupe europ&eacute;en de services informatiques se montre plus que jamais offensif en mati&egrave;re d'acquisitions significatives cens&eacute;es l'aider &agrave; se d&eacute;velopper dans de nouvelles g&eacute;ographies et de nouveaux m&eacute;tiers./Photo d'archives/Mal Langsdon</p>

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Capgemini s'est montré jeudi plus que jamais offensif en matière d'acquisitions significatives censées l'aider à se développer dans de nouvelles géographies et de nouveaux métiers.

Les analystes s'attendent à ce que le premier groupe européen de services informatiques recherche des acquisitions non seulement aux Etats-Unis, où sa taille est trop réduite et où la reprise est déjà engagée, mais aussi dans des expertises technologiques afin d'accroître encore l'efficacité de son offre face à celles de ses concurrents.

"Nous sommes désireux et prêts à faire des acquisitions, nous regardons beaucoup d'opportunités, le groupe se prépare à être actif", a déclaré le directeur général Paul Hermelin lors de l'assemblée générale des actionnaires.

"Le groupe sera sensiblement différent de ce qu'il est aujourd'hui au printemps prochain", a-t-il noté, précisant que Capgemini présenterait alors de nouveaux objectifs.

La société, qui a amélioré l'an passé sa trésorerie nette de 495 millions d'euros pour la porter à 1.269 millions à fin 2009, versera à ses actionnaires un dividende de 0,80 euro par action - soit un taux de distribution de 70%, deux fois plus élevé qu'à son habitude - contre un euro pour 2008.

FAIBLE EXPOSITION À L'EUROPE DU SUD

Paul Hermelin s'est dit "attentif" à la crise de l'euro et des pays d'Europe de Sud, même si ces derniers ne représentent que de 5% du chiffre d'affaires du groupe et que les secteurs publics, touchés de plein fouet par les plans d'austérités annoncés par les gouvernements, n'y comptent que pour 13% des ventes.

"Chaque semaine, nous avons un flux de petites bonnes nouvelles", a-t-il dit concernant l'activité du groupe.

Il a fait état de signes "plutôt positifs" concernant les signatures de contrats au deuxième trimestre qui seront déterminantes pour le retour à la croissance au second semestre, confirmant qu'il excluait la stagnation envisagée dans la fourchette de 0 à +4% fournie en début d'année pour cette période.

Le directeur financier Nicolas Dufourcq a indiqué que le ratio prises de commandes sur chiffre d'affaires (book-to-bill) devrait augmenter au deuxième trimestre à 1,2 contre 1,06 au premier trimestre 2010.

Capgemini avait revu début mai de 8% à 7% sa prévision de baisse du chiffre d'affaires au premier semestre, encore marqué par un comparatif défavorable du fait de l'entrée tardive du secteur dans la crise.

Le groupe a réaffirmé anticiper pour 2010 un recul de 2 à 4% de son chiffre d'affaires à taux de changes et périmètre constants après un recul de 5,5% l'an passé et une nouvelle contraction de sa marge opérationnelle à 6-6,5% contre 7,1% en 2009.

Paul Hermelin a précisé que le groupe continuait à embaucher, après avoir ramené au 31 mars ses effectifs à leur niveau de fin 2008, soit 92.000 personnes.

L'action s'adjuge 2,6% à 36,61 euros vers 14h00, soit deux fois plus que l'indice des technologiques à la même heure.

Edité par Benjamin Mallet

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