Le trafic n'est pas l'eldorado qu'espéraient les équipementiers

vendredi 21 mai 2010 16h33
 

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - L'explosion du trafic de données sur les téléphones mobiles n'est pas l'eldorado qu'espéraient les équipementiers télécoms, car l'augmentation nécessaire des capacités des réseaux ne suffit pas à endiguer les pressions concurrentielles et la déflation des prix dans le secteur.

La généralisation des smartphones et le lancement de nouveaux appareils gourmands en débits comme l'iPad d'Apple saturent les réseaux télécoms, mais pour absorber la hausse du trafic, les opérateurs européens n'augmenteront pas leur enveloppe d'investissements à court ou moyen terme.

Ils préfèrent réallouer des fonds vers le mobile, au détriment d'autres types d'équipements, ont expliqué des dirigeants du secteur lors du sommet sur la technologie et les télécoms organisé par Reuters.

"Nous voyons déjà la baisse des investissements dans les technologies de voix et l'augmentation dans les données sur mobile", constatait mardi Johan Wibergh, en charge des réseaux chez Ericsson.

Dans ce contexte, les équipementiers les plus spécialisés ou les fournisseurs les moins chers sont les mieux placés pour tirer profit de la mise au point des réseaux, disent des analystes.

Plusieurs d'entre eux citent le suédois Ericsson, le numéro un mondial de l'équipement mobile, en grand gagnant, tandis qu'ils placent Alcatel-Lucent en queue de peloton.

Alcatel Lucent parie sur la convergence entre les réseaux fixes et mobiles, qui lui permettrait de pallier sa position historiquement faible sur le marché de l'équipement mobile, a expliqué jeudi son directeur général Ben Verwaayen.

"Je pense que dans les deux à trois ans à venir, le marché va devoir redéfinir la mobilité et les parts de marché des différents acteurs", a-t-il déclaré.   Suite...

 
<p>L'explosion du trafic de donn&eacute;es sur les t&eacute;l&eacute;phones mobiles n'est pas l'eldorado qu'esp&eacute;raient les &eacute;quipementiers t&eacute;l&eacute;coms, car l'augmentation n&eacute;cessaire des capacit&eacute;s des r&eacute;seaux ne suffit pas &agrave; endiguer les pressions concurrentielles et la d&eacute;flation des prix dans le secteur. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>