Le CSA mise sur l'autorégulation des pubs sur les paris en ligne

mercredi 19 mai 2010 19h19
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a présenté mercredi un encadrement souple de la publicité sur les paris et jeux en ligne à la télévision et la radio, interdisant les messages dans les programmes destinés aux mineurs mais sans contraintes horaires.

Les chaînes de télévision, qui cherchent à accélérer la fragile reprise de leurs recettes publicitaires, s'étaient élevées contre toute limitation à la nuit de la diffusion des spots liés aux jeux en ligne.

L'ouverture à la concurrence des paris sportifs et des jeux en ligne, organisée par une loi publiée le 12 mai, juste à temps pour la Coupe du monde de football qui démarre le 11 juin, pourrait entraîner des investissements publicitaires bruts de 200 à 250 millions d'euros par an, selon diverses estimations.

"On n'est pas du tout aux ordres des chaînes", a déclaré à Reuters Emmanuel Gabla, membre du CSA chargé du dossier, à l'issue d'une conférence de presse.

Il a souligné que la consultation publique du CSA avait également été menée auprès de stations de radio, d'opérateurs de jeux en ligne et d'associations de protection de l'enfance.

"Notre délibération trouve un point d'équilibre. On a voulu faire quelque chose d'adapté à chacune des chaînes, pas un 'one size fits all'", a-t-il observé.

SATISFACTION PRUDENTE DES CHAÎNES PRIVÉES

Les conditions fixées par le CSA, qui devraient s'accompagner d'une charte de bonne conduite des chaînes, seront valables jusqu'au 31 janvier 2011 mais pourraient être revues plus tôt en cas de débordements, a prévenu le président du CSA Michel Boyon.   Suite...

 
<p>Le Conseil sup&eacute;rieur de l'audiovisuel a pr&eacute;sent&eacute; un encadrement souple de la publicit&eacute; sur les paris et jeux en ligne &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et la radio. Le pr&eacute;sident du CSA, Michel Boyon (photo), a toutefois pr&eacute;venu que les r&egrave;gles pourraient &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute;es plus t&ocirc;t que pr&eacute;vu en cas de d&eacute;bordements des cha&icirc;nes. /Photo d'archives/REUTERS/John Schults</p>