Portugal Telecom refuse de céder à Telefonica sa part dans Vivo

mardi 11 mai 2010 15h13
 

par Sergio Gonçalves

LISBONNE (Reuters) - Portugal Telecom a réaffirmé mardi sa volonté de conserver sa participation de 50% dans l'opérateur mobile brésilien Vivo après avoir rejeté une offre de rachat de son allié sur ce marché, l'espagnol Telefonica.

Ce dernier lui a proposé 5,7 milliards d'euros pour devenir le seul actionnaire de Vivo, numéro un de la téléphonie mobile au Brésil, qu'ils détiennent pour l'instant à 50-50.

Le conseil d'administration de PT, réuni lundi soir, a rejeté cette offre à l'unanimité.

"La valeur d'un actif représentant un potentiel de croissance future tel que Vivo ne peut pas être mesurée uniquement sur la base de critères financiers. (Un tel actif) a aussi une valeur stratégique et c'est de ce point de vue qu'il faut le considérer", a déclaré le directeur général du groupe portugais, Zeinal Bava, dans un courrier électronique à Reuters.

"Se désengager du Brésil en vendant Vivo signifierait amputer l'avenir de PT car la taille et la croissance sont des facteurs critiques de succès dans le secteur des télécommunications."

Zeinal Bava a aussi réaffirmé la solidité financière de Portugal Telecom en dépit des turbulences récentes sur les marchés liées aux inquiétudes pour la note souveraine de Lisbonne. Il a précisé que la maturité moyenne de la dette du groupe était supérieure à six ans et que ses besoins de financement étaient couverts jusqu'à la fin 2012.

Certains analystes estiment que PT pourrait chercher lui-même à monter à 100% dans Vivo, surtout si Telefonica est contraint à des cessions sur le marché brésilien dans l'hypothèse d'une fusion avec Telecom Italia.

Un tel rapprochement pourrait en effet obliger l'espagnol à céder sa part de Vivo pour des raisons de concurrence, car Telecom Italia possède le troisième opérateur mobile du Brésil, TIM Brasil.   Suite...

 
<p>Portugal Telecom a r&eacute;affirm&eacute; sa volont&eacute; de conserver sa participation de 50% dans l'op&eacute;rateur mobile br&eacute;silien Vivo apr&egrave;s avoir rejet&eacute; une offre de rachat de son alli&eacute; sur ce march&eacute;, l'espagnol Telefonica. /Photo d'archives/REUTERS/Jose Manuel Ribeiro</p>