Les films 3D dopent les recettes des exploitants européens

jeudi 6 mai 2010 16h35
 

STRASBOURG (Reuters) - Les salles de cinéma européennes ont vu leurs recettes augmenter de 12% en 2009, une hausse due pour moitié à l'augmentation de la fréquentation et pour moitié au succès des films en trois dimensions qui justifient un prix du billet plus élevé.

L'Observatoire européen de l'audiovisuel, un organisme placé sous l'égide du Conseil de l'Europe, indique jeudi que les recettes brutes des exploitants ont atteint le niveau record de 6,27 milliards d'euros.

Sur les quatre films les plus vus au sein des 32 pays concernés par l'étude, trois ont été réalisés en 3D (trois dimensions). Il s'agit de "L'Age de glace 3. Le temps des dinosaures" (1er), de "Là-haut" (3e) et d'"Avatar" (4e).

Seul "Harry Potter et le prince de sang mêlé", 2e, parvient à se glisser parmi ces oeuvres de nouvelle génération.

L'Observatoire européen note par ailleurs que "le paysage cinématographique européen a été plus que jamais dominé par les films à succès".

Le nombre de films générant plus de cinq millions d'entrées est passé de 34 à 42 et la part de marché des films du "Top 100" de 69 % à 75 %.

Celle des films européens est quant à elle en baisse, avec 26,7 % du total des entrées dans l'Union européenne contre 28,2 % en 2008. Il s'agit de son plus bas niveau depuis 2005.

Outre Harry Potter, film britannique de David Yates financé par un studio américain, seul "Slumdog Millionaire" (8e), autre film britannique, réalisé par Danny Boyle et Loveleen Tandan, se place dans les 20 premiers, parmi 18 longs métrages américains.

Le premier film français - en fait franco-belge - est "Le Petit Nicolas" de Laurent Tirard. Il a totalisé près de 5,9 millions d'entrées en Europe, environ sept fois moins que "L'âge de glace".

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

 
<p>James Cameron et son &eacute;pouse Suzy Amis, lors de l'avant-premi&egrave;re d'Avatar, un film en 3D. Les salles de cin&eacute;ma europ&eacute;ennes ont vu leurs recettes augmenter de 12% en 2009, une hausse due pour moiti&eacute; &agrave; l'augmentation de la fr&eacute;quentation et pour moiti&eacute; au succ&egrave;s des films en trois dimensions qui justifient un prix du billet plus &eacute;lev&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Mario Anzuoni</p>