May 6, 2010 / 5:39 AM / in 7 years

Alcatel en perte au 1er trimestre se veut optimiste

5 MINUTES DE LECTURE

<p>Alcatel-Lucent a enregistr&eacute; une perte nette de 515 millions d'euros et un recul plus important qu'anticip&eacute; de ses ventes au premier trimestre, affect&eacute; par des p&eacute;nuries de stock et un march&eacute; des &eacute;quipements de r&eacute;seaux t&eacute;l&eacute;coms toujours morose. /Photo d'archives/Charles Platiau</p>

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Alcatel-Lucent fait état jeudi d'une perte nette de 515 millions d'euros et d'un recul plus important qu'anticipé de ses ventes au premier trimestre, affecté par des pénuries de stock qui l'ont empêché de profiter du rebond de la demande.

Des analystes ont émis des doutes sur la capacité de l'équipementier télécoms à atteindre ses objectifs annuels, qu'il a pourtant réaffirmés, ses résultats trimestriels s'étant inscrits bien en-dessous des attentes.

Vers 15h05, le titre reculait de 4,64% à 2,156 euros à la Bourse de Paris après un plus bas à 2,008 euros.

Au cours d'une conférence de presse, le directeur financier Paul Tufano a souligné que les problèmes de stocks n'avaient pas fait perdre de contrats à la société "pour le moment". Le dirigeant a également estimé que les tendances positives de la demande soutiendraient l'activité du groupe au deuxième trimestre et au second semestre.

"Alcatel-Lucent enregistre une forte augmentation de la demande. Toutefois, en raison d'une pénurie de composants, nous n'avons pas été en mesure de pleinement satisfaire la demande de nos clients pour nos produits", a déclaré Ben Verwaayen, le directeur général, dans un communiqué.

Plusieurs analystes avaient anticipé que des retards de livraison liés à des ruptures de stock pèseraient sur les ventes du premier trimestre. Ericsson, un autre grand acteur du marché, avait indiqué fin avril qu'il était affecté par de telles pénuries de composants.

"La reprise est arrivée en même temps dans notre secteur et dans d'autres industries (...), ce qui nous a causé quelques maux de tête", a résumé Ben Verwaayen lors d'une conférence téléphonique, citant des composants utilisés également dans la production automobile et l'électronique grand public.

Le chiffre d'affaires trimestriel a baissé de 9,8% à 3,25 milliards d'euros tandis que la perte d'exploitation ajustée a atteint 195 millions et la perte nette 515 millions (soit une perte de 0,23 euro par action).

Le consensus établi par la rédaction de Reuters attendait une perte nette de 166 millions pour des ventes de 3,5 milliards d'euros, en baisse de 2,8%. La perte d'exploitation était estimée à 90 millions.

OBJECTIFS DIFFICILES À ATTEINDRE

Alcatel a fait état d'une stabilisation de son activité en Amérique du Nord au premier trimestre, estimant que les opérateurs télécoms, comme AT&T ou Verizon, avaient augmenté leurs investissements en début d'année pour répondre à l'explosion du trafic de données sur les réseaux mobiles.

"En 2008, le problème c'était le marché (...). L'an dernier, c'était la pertinence de nos offres pour le marché. Ces deux aspects sont désormais plus ou moins maîtrisés et le marché repart dans la zone la plus importante pour nous, qui est l'Amérique du Nord", a expliqué Ben Verwaayen.

L'équipementier télécoms, qui continue de s'attendre à ce que le marché mondial des équipements télécoms croisse entre zéro et 5% en 2010, s'est déclaré confiant dans son objectif de marge d'exploitation ajustée, qui vise une fourchette de 1% à 5%.

Plusieurs analystes ont toutefois estimé qu'il paraissait de moins en moins probable que le groupe atteigne les performances promises cette année.

"Nous pensons qu'il est devenu très difficile pour le groupe d'atteindre l'estimation haute de sa fourchette indicative de marge", écrit notamment Thomas Langer, analyste chez WestLB, dans une note.

Dans le même secteur, Nokia Siemens Networks a indiqué qu'il n'attendait pas de croissance du marché cette année.

Paul Tufano a également réitéré tabler sur un cash flow proche de l'équilibre cette année. Au premier trimestre, le flux de trésorerie libre était négatif de 429 millions d'euros.

"J'ai dit dès le premier jour qu'Alcatel-Lucent serait une entreprise normale d'ici la fin 2011. Je ne vois rien aujourd'hui qui remette en cause cet objectif", a déclaré Ben Verwaayen.

Avec la contribution de Matthias Blamont. Edité par Benjamin Mallet

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