22 avril 2010 / 15:41 / dans 7 ans

La Suisse dit non à la fusion entre Orange et Sunrise

<p>Le pr&eacute;sident de la Commission de la concurrence suisse (COMCO) Walter Stoffel, en conf&eacute;rence de presse &agrave; Berne. Le r&eacute;gulateur suisse a interdit jeudi la fusion entre Orange Communications, filiale suisse de France T&eacute;l&eacute;com SA, et Sunrise Communications, le deuxi&egrave;me op&eacute;rateur mobile suisse qui est une filiale du danois TDC. /Photo prise le 22 avril 2010/REUTERS/Michael Buholzer</p>

par Leila Abboud et John Acher

PARIS (Reuters) - La Commission de la concurrence (COMCO) suisse annonce qu‘elle interdit la fusion entre Orange Communications, filiale suisse de France Télécom SA, et Sunrise Communications, le deuxième opérateur mobile suisse qui est filiale du danois TDC.

La société issue de la fusion aurait créé, conjointement avec Swisscom, une position dominante collective sur le marché de la téléphonie mobile, a souligné la COMCO.

La Commission évoque aussi un risque que la nouvelle entité, tout comme l‘opérateur dominant Swisscom, maintienne des tarifs élevés.

Cette décision est un revers pour Orange et pour TDC, qui voulaient regrouper leurs forces pour s‘attaquer de front à Swisscom.

L‘opérateur français étudie la possibilité de faire appel de cette décision et pour l‘instant aucune possibilité immédiate de négociation avec le régulateur suisse ne parait envisageable, a déclaré jeudi Olaf Swantee, son directeur exécutif Europe, dans une interview à Reuters.

Le revers juridique en Suisse ne remet pas en cause la politique de consolidation de France Télécom dans les pays matures, a-t-il ajouté.

France Télécom a adopté en 2009 une politique qui consiste à racheter des homologues plus petits sur les marchés où il est déjà présent pour mieux affronter la concurrence et réduire les coûts.

FAIBLE IMPACT SUR FRANCE TÉLÉCOM

“France Télécom et TDC considèrent la décision de l‘autorité suisse comme étant négative pour le consommateur et le marché des télécommunications suisses”, ont réagi France Télécom et TDC dans un communiqué.

France Télécom et TDC, qui se disent déçus et surpris de la décision des autorités suisses, ajoutent que cette fusion étant interdite, “la position dominante de Swisscom sur le marché suisse des télécommunications est pérennisée”.

“France Télécom et TDC vont évaluer les options à leur disposition, en vue de la préparation d’éventuelles prochaines étapes”, déclarent-ils.

Un porte-parole de France Télécom a dit que les deux sociétés pouvaient déposer un recours devant un tribunal fédéral dans les 30 jours. Il a ajouté qu‘elles ne savaient pas encore si elles le feraient.

Les analystes pensent que les résultats de France Télécom ne se ressentiront pas vraiment de ce revers. “La Suisse ne représentait que 220 millions d‘euros sur les 16 milliards de son résultat d‘exploitation l‘an passé”, dit un analyste parisien. “Cette décision n‘est pas une bonne nouvelle mais elle n‘altèrera pas la profitabilité de France Télécom, ni cette année ni la suivante.”

L‘impact sur TDC, dont 88% du capital est détenu par cinq fonds de capital-investissement, risque en revanche d’être plus négatif car il n‘obtiendra pas les 1,5 milliard d‘euros que France Télécom était censé verser si l‘opération avait été approuvée.

Vers 17h25 France Télécom perdait 1,11% à 16,98 euros à la Bourse de Paris tandis que TDC reculait de 3,7% à 234,00 couronnes à Copenhague.

Avec Marie Mawad, Astrid Wendlandt, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Matthias Blamont

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