Symantec met en garde contre les faux logiciels de sécurité

mardi 20 avril 2010 16h12
 

WASHINGTON (Reuters) - Les faux logiciels de sécurité ont représenté l'an dernier la première menace à l'encontre des internautes, selon le rapport annuel sur la cybersécurité de Symantec.

L'éditeur américain de logiciels de sécurité informatique note également qu'au cours de l'année écoulée, les produits d'Apple ont été moins souvent épargnés que par le passé, en raison de l'augmentation des données stockées en ligne par les utilisateurs plutôt que sur leurs disques durs.

Les Etats-Unis restent en tête du classement des pays affectés par l'"activité criminelle" sur internet, abritant 19% des spams, escroqueries en ligne et autres formes de cybercriminalité recensées dans le monde.

La Chine conserve la deuxième place (8%), tandis que le Brésil (6%) est passé de la cinquième place en 2008 à la troisième en 2009, devant l'Allemagne (5%) et l'Inde (4%).

Le type de cyberattaque le plus répandu en 2009 s'est fait sous la forme de faux logiciels de sécurité, qui se présentent aux internautes sous la forme d'une fenêtre les avertissant que leur ordinateur est infecté par un virus, a expliqué Vincent Weafer, un vice-président de Symantec.

Ce type d'avertissement s'accompagne généralement d'un lien proposant de télécharger un logiciel de sécurité moyennant paiement. Mais le plus souvent, l'internaute finit par infecter son ordinateur avec un virus plutôt que d'acquérir un antivirus, a souligné Vincent Weafer.

Les faux antivirus représentent la quasi-totalité des cyberattaques que nous recensons à l'heure actuelle, a-t-il déclaré à Reuters. "C'est une forme d'escroquerie très rentable", a souligné le représentant de la firme californienne.

Les internautes, persuadés d'acheter un logiciel sérieux, donnent de leur plein gré les références de leur carte bancaire, que les cybercriminels peuvent ensuite réutiliser à leur guise.

Vincent Weafer a également mis en garde les utilisateurs de produits d'Apple, expliquant que le fait de délocaliser certaines de leurs activités, comme par exemple stocker leurs photos sur des serveurs gérés par des sociétés en ligne, les rendaient plus vulnérables.   Suite...

 
<p>Selon le rapport annuel sur la cybers&eacute;curit&eacute; de l'&eacute;diteur am&eacute;ricain de logiciels Symantec, les faux logiciels de s&eacute;curit&eacute; ont repr&eacute;sent&eacute; l'an dernier la premi&egrave;re menace &agrave; l'encontre des internautes. /Photo d'archives/REUTERS</p>