Le luxe suspendu à Bruxelles sur la distribution et l'e-commerce

vendredi 16 avril 2010 12h13
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Les groupes de luxe et les plates-formes internet attendent avec impatience la nouvelle mouture du règlement européen traitant de la distribution sélective et du e-commerce.

Ce règlement, attendu le 20 avril, devrait explicitement autoriser un fournisseur à exiger de son distributeur de disposer d'un magasin "physique" avant de pouvoir vendre en ligne, une autorisation ardemment réclamée par le secteur du luxe.

Les accords de distribution sélective, qui permettent à un fournisseur de choisir ses réseaux de distribution, physiques comme électroniques, sont déjà autorisés, sous certaines conditions, par la réglementation européenne sur la concurrence.

"Ce qui change aujourd'hui, c'est que ces principes vont figurer dans les 'lignes directrices' qui accompagnent le règlement. Elles n'ont pas force de loi mais sont dissuasives car elles peuvent être utilisées par les tribunaux nationaux", souligne Andreas Eberhardt, avocat spécialiste du droit de la concurrence chez Linklaters.

Cet élément, discuté depuis déjà longtemps, devrait selon toute logique être adopté par le collège des commissaires.

Pour les grands noms du luxe comme LVMH, Gucci (groupe PPR, Richemont ou Hermès, il s'agit d'un facteur très important.

"Pour eux, le contrôle des réseaux de distribution est crucial pour la préservation de l'image de leur marque", ajoute le juriste.

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<p>Les groupes de luxe et les plates-formes internet guettent avec impatience la nouvelle mouture du r&egrave;glement europ&eacute;en traitant de la distribution s&eacute;lective et du e-commerce, qui est attendue pour le 20 avril. /Photo d'archives/REUTERS/Jo Yong-Hak</p>