Opera Software peut équiper l'iPhone

mardi 13 avril 2010 10h53
 

HELSINKI (Reuters) - Apple a accepté le navigateur internet Opera sur l'iPhone, annonce la société norvégienne Opera Software.

Opera est ainsi le premier navigateur non conçu par Apple à pouvoir être téléchargé sur l'iPhone qui jusqu'ici n'acceptait que le navigateur maison, Safari.

Les marchés saluent cette annonce et le titre d'Opera Software gagnait 2,4% à 25,4 couronnes à 8h10 GMT.

Opera avait demandé le 23 mars à être référencé. Disponible depuis ce mardi en téléchargement, il figurait déjà parmi les logiciels les plus demandés.

En principe, le processus d'examen ne prend qu'une semaine. La décision a été difficile à prendre, expliquent des analystes, parce que la fonction navigation sur internet est la clé du succès de l'iPhone.

"Dans ce monde, il faut choisir ses combats avec précaution", explique John Strand, directeur général de Strand Consult.

"Apple sait sans doute qu'Opera est le groupe qui a remporté la grande bataille contre le navigateur de Microsoft et ils n'ont probablement pas envie de se battre contre Opera."

Une plainte déposée devant la Commission européenne avait obligé Microsoft à proposer à ses utilisateurs d'installer d'autres navigateurs que son Internet Explorer.

Le navigateur Opera est présenté comme six fois plus rapide que celui d'Apple et comme étant capable de réduire jusqu'à 90% le trafic des données en transit, ce qui devrait réjouir les opérateurs télécoms dont les réseaux frôlent parfois la saturation.

Selon des analystes, la présence d'Opera sur l'iPhone ne devrait avoir qu'un impact très léger sur les résultats du norvégien, mais elle devrait lui permettre d'accroître sa notoriété.

Tarmo Virki, Danielle Rouquié et Nicolas Delame pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>Apple a accept&eacute; mardi le navigateur internet Opera Mini sur l'iPhone, qui avait demand&eacute; &agrave; &ecirc;tre r&eacute;f&eacute;renc&eacute; le 23 mars par la soci&eacute;t&eacute; norv&eacute;gienne Opera Software. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Galbraith</p>