Plainte de photographes contre la bibliothèque de Google

jeudi 8 avril 2010 00h18
 

par Jonathan Stempel et Georgina Prodhan

NEW YORK/LONDRES (Reuters) - Google est attaqué en justice ce mercredi par des artistes graphiques qui considèrent que le groupe californien porte atteinte à leurs droits d'auteurs en numérisant et mettant en ligne leurs oeuvres sans autorisation ni compensation.

L'American Society of Media Photographers et d'autres associations représentant des illustrateurs et d'autres artistes visuels ont déposé plainte auprès d'un tribunal fédéral new-yorkais.

Ces artistes graphiques n'avaient pas été autorisés à prendre part à un accord, dont la validité est encore en cours d'examen par le même tribunal, qui faisait suite à une précédente action en justice collective (class-action) sur les ouvrages numérisés par Google.

Leur plainte prétend également au statut de class-action au nom des photographes et illustrateurs dont les "travaux visuels" figurent dans les livres et magazines couverts par le précédent accord.

"Google exploite les travaux professionnels couverts par les droits d'auteurs des plaignants sans autorisation ni compensation", a indiqué James McGuire, associé du cabinet d'avocats des demandeurs, Mishcon de Reya New York LPP.

"Nous cherchons à obtenir des dommages et intérêts très importants au nom des dizaines de milliers d'artistes", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de Google, Gabriel Stricker, a pour sa part indiqué dans un courrier électronique: "Nous sommes persuadés que Google Books est parfaitement conforme à la législation internationale sur les droits d'auteurs."

UNE ENVELOPPE DE 125 MILLIONS DE DOLLARS   Suite...

 
<p>Google a fait l'objet mercredi d'une nouvelle poursuite en justice initi&eacute;e par des photographes, illustrateurs et autres artistes graphiques am&eacute;ricains estimant que le g&eacute;ant de l'internet enfreint les lois sur les droits d'auteurs en num&eacute;risant et mettant en ligne leurs oeuvres sans autorisation ni compensation. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Staples</p>