March 26, 2010 / 1:17 PM / 7 years ago

Des blogueurs appellent à un "No Sarkozy day" samedi

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Signe des difficult&eacute;s qui s'amoncellent pour le chef de l'Etat, un groupe de blogueurs revendiquant 354.000 membres sur Facebook appelle &agrave; un "No Sarkozy day" samedi partout en France. /Photo prise le 23 mars 2010/Gonzalo Fuentes</p>

PARIS (Reuters) - Signe des difficultés qui s'amoncellent pour le chef de l'Etat, un groupe de blogueurs revendiquant 354.000 membres sur Facebook appelle à un "No Sarkozy day" samedi partout en France.

Une semaine après la déroute de la droite aux élections régionales, les participants sont invités à se rassembler à 14h00 en province devant les préfectures et à Paris, place de la Bastille.

Suivant l'exemple du "No Berlusconi Day" en Italie, les organisateurs (www.no-sarkozy-day.fr) affirment que leur mobilisation "n'est rattachée à aucun parti, à aucun syndicat, à aucune association."

Ils ont reçu le soutien d'artistes, humoristes, écrivains ou économistes.

Outre la fronde au sein de sa majorité et les rumeurs sur sa mésentente avec son Premier ministre, François Fillon, Nicolas Sarkozy doit faire face à l'inquiétude son entourage.

Après son épouse Carla, son père, Pal Sarkozy, souhaite que son fils ne brigue pas un deuxième mandat présidentiel en 2012.

"C'est lui qui décidera. Mais, personnellement, je pense qu'il aura une vie beaucoup plus tranquille et beaucoup plus confortable s'il ne se représente pas", dit-il dans un entretien publié vendredi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Prié de dire si son fils, qu'il "essaie de voir une fois par mois", est heureux, le peintre hongrois répond: "Je peux imaginer le poids des soucis qu'il porte: entre la crise économique, le chômage, les gens dans la rue..."

Les promoteurs du "No sarkozy Day" estiment que le chef de l'Etat a "failli dans son devoir de garant des idéaux" du pays.

"Nous voulons simplement la démission de Nicolas Sarkozy", écrivent-ils.

"Le buzz grandit et les gens ont besoin d'un espoir, d'une perspective qui peut cristalliser le mécontentement populaire", avait récemment expliqué à Reuters l'un des organisateurs, Benjamin Ball.

Selon lui, le déclic est venu après "le formidable exemple" du "No Berlusconi Day" du 6 décembre dernier, qui a donné lieu à une manifestation massive à Rome.

Cette initiative suscite des débats sur la toile, des blogueurs estimant qu'elle "relève plus du buzz marketing que de l'action politique".

Une trentaine de blogueurs ont ainsi signé une synthèse expliquant leur refus de s'associer au projet.

"En premier lieu, Nicolas Sarkozy a été élu. Certes, la France de Nicolas Sarkozy n'est pas une république irréprochable mais nous sommes attachés au principe démocratique", écrivent-ils.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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