La montre de luxe en un clic n'est pas encore pour demain

mercredi 24 mars 2010 16h44
 

par Silke Koltrowitz

BALE (Reuters) - Offrir des montres de luxe sur internet n'est pas à l'ordre du jour pour les marques horlogères réunies au salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie, même si d'autres acteurs du luxe ont déjà découvert pour eux cette voie de distribution.

Alors que le sac à main Gucci ou le parfum Hermès peut déjà être commandé en quelques clics de souris, la réticence des marques de montres à embrasser les ventes en ligne semble quelque peu démodée.

Jamais à court d'idées pour promouvoir sa marque Hublot, Jean-Claude Biver, ose un pronostic. "Cela va venir. Je ne sais pas quand mais j'espère que cela viendra bientôt", a déclaré à Reuters le directeur général de la maison contrôlée par LVMH, à l'occasion du salon Baselworld qui se tient à Bâle jusqu'à jeudi.

"Aucune marque de montres ne le fait pour le moment, mais il est évident que le premier qui se lancera aura des suiveurs. Donc, qui va être le premier? Je ne sais pas", a-t-il poursuivi, évoquant des inquiétudes concernant la contrefaçon.

"Nous, on hésite. N'importe qui peut imiter un site qui ressemble à celui de Hublot et ensuite livrer une fausse montre. Je ne voudrais pas endosser cette responsabilité. Pour le moment, c'est un peu prématuré."

Même son de cloche du côté de Blancpain, marque haut de gamme aux mains de Swatch Group. "Bien sûr qu'on trouve des montres Blancpain sur internet mais je les déconseille en principe, ce n'est jamais très sûr", a expliqué Marc Hayek, président-directeur général de la marque.

Outre la contrefaçon, son principal souci en la matière concerne le service après-vente. "Pour le client, c'est important d'avoir une personne derrière qui est joignable au téléphone ou peut sauter dans la voiture en cas de problème."

"S'il y a des partenaires compétents et que c'est bien fait, bien géré, bien contrôlé, je pense qu'à l'avenir ce sera possible de vendre des montres sur internet", a-t-il résumé.   Suite...

 
<p>Proposer des montres de luxe sur internet n'est pas &agrave; l'ordre du jour pour les marques horlog&egrave;res r&eacute;unies au salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie &agrave; B&acirc;le, m&ecirc;me si d'autres acteurs du luxe utilisent d&eacute;j&agrave; cette voie de distribution. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>