Les opérateurs de télécoms européens réservés sur l'iPad

jeudi 18 mars 2010 13h58
 

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Les opérateurs télécoms européens hésitent à distribuer l'iPad d'Apple, dont les réservations ont démarré lundi aux Etats-Unis, craignant que la tablette tactile ne sature leurs réseaux et ne s'avère finalement guère rentable pour eux.

Fort du succès de l'iPhone, Apple est incontournable pour les opérateurs et, en France, Orange, SFR et Bouygues Telecom ont tous confirmé négocier pour pouvoir vendre la version 3G de l'iPad, qui permet de se connecter aux réseaux télécoms mobiles.

Reste que, selon des sources sectorielles, les discussions sur la distribution de l'iPad en Europe n'en sont qu'à leurs balbutiements, ce qui contraste fortement avec l'enthousiasme manifesté par les opérateurs lors du lancement de l'iPhone.

"Il y a chez les opérateurs la volonté d'être le partenaire privilégié d'Apple, tout en se disant que finalement ça ne vaut peut-être pas toutes les concessions", résume Virginie Lazès, directrice associée au sein du cabinet d'analyse Bryan Garnier.

L'iPad, qui exclut les fonctionnalités les plus lucratives pour l'opérateur (voix et SMS), "c'est l'iPhone avec un business modèle plus défavorable aux opérateurs", estime John Strand, un consultant indépendant spécialisé dans les télécoms.

Le lancement de l'iPad 3G en Europe pourrait donc se faire sans subvention de la part des opérateurs, estiment des experts, pour qui la tablette risque d'être cantonnée à une niche si Apple ne propose pas un partage des revenus plus favorable aux opérateurs.

SURCHARGE DES RÉSEAUX

Echaudés par l'expérience de l'iPhone, dont le coût de subvention a pesé sur leurs marges, "les opérateurs déchantent un peu", estime Virginie Lazès.   Suite...

 
<p>Les op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms europ&eacute;ens h&eacute;sitent &agrave; distribuer l'iPad d'Apple, dont les r&eacute;servations ont d&eacute;marr&eacute; lundi aux Etats-Unis, craignant que la tablette tactile ne sature leurs r&eacute;seaux et ne s'av&egrave;re finalement gu&egrave;re rentable pour eux. /Photo prise le 27 janvier 2010/REUTERS/Kimberly White</p>