HTC se dit confiant dans sa capacité à se défendre face à Apple

jeudi 18 mars 2010 12h12
 

NEW YORK (Reuters) - Le fabricant taïwanais HTC déclare être confiant dans l'issue du procès pour violation de brevets technologiques qui l'oppose à Apple, promettant une réponse dans les prochaines semaines.

Au début du mois, la firme à la pomme a accusé HTC, fabricant de téléphones mobiles multifonctions, de violer 20 brevets relatifs à son iPhone.

"Nous sommes confiants dans notre capacité à nous défendre et à innover", a déclaré Jason Mackenzie, vice-président de HTC aux Etats-Unis, ajoutant que le groupe utilisera tous les moyens possibles pour venir à bout de ce procès, sans toutefois dévoiler les détails de sa stratégie.

"HTC conteste avec force les accusations d'Apple. Nous prévoyons d'utiliser tous les moyens juridiques à notre disposition pour à la fois nous défendre et de rétablir les faits", a assuré Jason Mackenzie.

Bien que la plainte d'Apple ne vise pas nommément Google, plusieurs analyses estiment qu'Apple cherche en fait à travers le taïwanais à s'attaquer au premier moteur de recherche sur internet dont le système d'exploitation Android équipe plusieurs modèles de téléphones fabriqués par HTC, y compris le Nexus One, vendu directement sur le site web de Google.

Jason Mackenzie a refusé de commenter cet aspect et a suggéré de poser la question à Apple.

La plainte d'Apple, déposée à la fois auprès de l'U.S. International Trade Commission et devant un tribunal du Delaware, vise à interdire HTC de vendre, de promouvoir et de distribuer les produits incriminés (notamment le Nexus One, le Hero, le Dream, myTouch) aux Etats-Unis.

Sinead Carew, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>L'iPhone d'Apple (&agrave; gauche) et le HTC Hero. Le fabricant ta&iuml;wanais d&eacute;clare &ecirc;tre confiant dans l'issue du proc&egrave;s pour violation de brevets technologiques qui l'oppose &agrave; la firme &agrave; la pomme, promettant une r&eacute;ponse dans les prochaines semaines. /Photo prise le 3 mars 2010/REUTERS/Nicky Loh</p>