Les utilisateurs de Facebook attaqués par un nouveau virus

jeudi 18 mars 2010 11h05
 

BOSTON (Reuters) - Des pirates informatiques ont lancé mardi sur internet un nouveau virus destiné à dérober les mots de passe et autres informations sensibles des 400 millions d'utilisateurs du réseau communautaire Facebook, prévient McAfee.

Selon l'éditeur américain de programmes de sécurité, les internautes reçoivent un e-mail leur informant que le mot de passe leur compte Facebook a été réinitialisé. Puis, ils sont invités à cliquer sur une pièce-jointe au mail pour obtenir de nouveaux identifiants de connexion.

Si la pièce-jointe est ouverte, le fichier télécharge alors différents types de programmes malicieux, dont un logiciel capable de dérober des mots de passe, a expliqué McAfee.

Jusqu'ici les pirates visaient les utilisateurs de Facebook en leur envoyant des tonnes de messages via la messagerie interne du réseau social. Avec cette nouvelle attaque, les pirates utilisent désormais le courrier électronique classique pour répandre des virus.

Un porte-parole de Facebook a déclaré que le groupe ne pouvait pas dans l'immédiat commenter ce cas spécifique, mais a recommandé aux utilisateurs d'effacer l'e-mail incriminé et d'avertir leurs amis.

Selon McAfee, les pirates ont envoyé une dizaine de millions d'e-mails non désirés (spams) à travers l'Europe, les Etats-Unis et l'Asie, depuis le début de cette invasion mardi.

Dave Marcus, le directeur de McAfee chargé de la recherche et de la communication sur les programmes malicieux, a estimé que 40 millions d'ordinateurs pourraient être potentiellement infectés, si 10% des 400 millions d'utilisateurs de Facebook cliquent sur la pièce jointe.

Alexei Oreskovic, Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Selon l'&eacute;diteur am&eacute;ricain de programmes de s&eacute;curit&eacute; McAfee, des pirates informatiques ont lanc&eacute; mardi sur internet un nouveau virus destin&eacute; &agrave; d&eacute;rober les mots de passe et autres informations sensibles des 400 millions d'utilisateurs du r&eacute;seau communautaire Facebook. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Newman</p>