Régionales: sur internet, les partis se rodent pour 2012

jeudi 11 mars 2010 13h30
 

par Clément Guillou

PARIS (Reuters) - Moqueries sur Twitter, sites communautaires balbutiants ou vidéos somnifères: la campagne sur internet pour les élections régionales en France a surtout servi de répétition générale pour l'échéance présidentielle.

Avec les sites communautaires et l'utilisation de Twitter, la plateforme de "micro-blogging", les équipes "web" des partis politiques ont préparé le terrain pour 2012, où tous les partis politiques français ont l'espoir d'imiter les moyens de mobilisation qui ont réussi à Barack Obama aux Etats-Unis.

Les réseaux sociaux du Parti socialiste et d'Europe Ecologie ont connu un succès populaire honnête (près de 20.000 inscrits sur www.europe-ecologie.net et de 25.000 sur www.lacoopol.fr pour le PS) mais n'ont pas remplacé les sections locales dans l'organisation de la vie militante.

Le site lancé par les Jeunes Populaires de l'UMP (www.lescreateursdepossibles.com) n'a pas répondu à leurs attentes. Il revendique avant les élections "près de 9.000 membres" dont les "initiatives", mélange de propositions et de groupes de soutien à la majorité, rencontrent peu de succès.

Dans un e-mail à ses troupes révélé par Le Parisien, Benjamin Lancar, président des "Jeunes Pop", a relayé un message du secrétaire national de l'UMP, Xavier Bertrand: les responsables départementaux étaient sommés de s'inscrire au site sous peine d'être "démis de leurs fonctions".

Dans l'optique de l'élection présidentielle, les partis politiques ont modernisé leurs sites officiels, évoluant vers des contenus plus actualisés et diversifiés. La plupart des meetings ont été retransmis en direct sur les sites officiels.

Le PS a réussi son meilleur coup avec une carte des "couacs" de l'UMP dans les régions, recensant "divisions" de la majorité ou "approximations" dans les programmes.

Mise en valeur en conférence de presse par son porte-parole, Benoît Hamon, cette carte interactive a été l'une des rares initiatives sur internet reprises par les médias traditionnels.   Suite...

 
<p>Moqueries sur Twitter, sites communautaires balbutiants ou vid&eacute;os somnif&egrave;res: la campagne sur internet pour les &eacute;lections r&eacute;gionales en France a surtout servi de r&eacute;p&eacute;tition g&eacute;n&eacute;rale pour l'&eacute;ch&eacute;ance pr&eacute;sidentielle. /Photo d'archives/REUTERS/Andrea Comas</p>