Washington dévoile une stratégie du logiciel

mardi 9 mars 2010 08h10
 

WASHINGTON (Reuters) - Washington a autorisé lundi l'exportation vers l'Iran, le Soudan et Cuba de logiciels facilitant les échanges d'informations sur internet, avec l'objectif avoué de favoriser l'ouverture de ces pays.

Agissant à la demande du département d'Etat, le département du Trésor a accordé une dérogation aux entreprises américaines pour ces pays normalement soumis à des sanctions ou un embargo.

"Cette décision permettra aux citoyens iraniens, soudanais et cubains d'exercer leurs droits les plus fondamentaux", a expliqué le secrétaire adjoint au Trésor Neil Wolin.

Cette dérogation permettra aux sociétés comme Google ou Microsoft d'autoriser le téléchargement de logiciels servant à naviguer sur internet, à écrire des blogs, à discuter en ligne, à envoyer des courriers électroniques ou à partager des photos ou des vidéos.

Internet a été un important moyen de communication pour les opposants iraniens après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin dernier à la présidence.

"Nous allons continuer à soutenir ces Iraniens qui souhaitent pouvoir communiquer sans être bloqués par leur propre gouvernement", a déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton lundi lors d'une conférence de presse avec le président du Gabon Ali Bongo.

Sheldon Himelfarb, expert des nouvelles technologies à l'Institut américain pour la paix, salue cette décision des autorités qu'il attendait depuis longtemps.

"Cela ne veut pas dire que ces gouvernements ne pourront plus censurer, contrôler ou influencer ce qui est dit dans le pays sur internet", dit-il.

"Au moins la population aura-t-elle accès aux meilleurs outils possibles de communication et de collaboration, qui sont toujours, dans une large mesure, développés ici aux Etats-Unis."

John Poirier, version française Jean-Stéphane Brosse

 
<p>Washington a autoris&eacute; lundi l'exportation vers l'Iran, le Soudan et Cuba de logiciels facilitant les &eacute;changes d'informations sur internet, avec l'objectif avou&eacute; de favoriser l'ouverture de ces pays./Photo d'archives/REUTERS</p>