Des navigateurs web en appellent à l'UE pour plus d'équilibre

jeudi 4 mars 2010 23h34
 

par Tarmo Virki

HELSINKI (Reuters) - Les concepteurs de six navigateurs internet pressent l'Union européenne d'inciter Microsoft à augmenter leur visibilité sur l'écran de choix du navigateur qu'il est désormais tenu de proposer.

Après un long bras de fer entre les autorités de la concurrence européenne et Microsoft, la firme de Redmond avait finalement consenti en décembre dernier à faciliter l'accès des Européens utilisant son système d'exploitation Windows aux concurrents de son navigateur Internet Explorer.

Pendant les mois de mars et d'avril, la firme de Redmond permet donc aux propriétaires des près de 200 millions d'anciens et nouveaux ordinateurs fonctionnant sous Windows de choisir entre 12 navigateurs internet.

A première vue, seuls Internet Explorer, Firefox de Mozilla, Safari d'Apple, Chrome de Google et le navigateur d'Opera apparaissent sur l'écran de choix du navigateur proposé par le géant du logiciel (www.browserchoice.eu).

Il n'est en revanche pas évident au premier coup d'oeil que d'autres options sont disponibles en faisant défiler la page vers la droite.

Les concepteurs de six des sept navigateurs concernés -Avant Browser, Flock, GreenBrowser, Maxthon, SlimBrowser et Sleipnir- ont adressé jeudi une requête à la Commission européenne pour modifier cette présentation.

"Nous demandons seulement le simple ajout d'un texte ou d'un élément visuel qui indiquerait à l'internaute moyen qu'il existe d'autres choix à droite de la partie visible de l'écran", indiquent les différentes firmes dans ce texte.

"La présentation de l'écran de choix du navigateur laisse la grande majorité de ses utilisateurs dans l'ignorance du fait qu'ils ont le choix entre plus de cinq navigateurs", estiment-elles.

Microsoft avait déjà précisé pour sa part que l'écran était conforme à la décision de la Commission européenne.

Version française Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame

 
<p>Les concepteurs de six navigateurs internet pressent l'Union europ&eacute;enne d'inciter Microsoft &agrave; augmenter leur visibilit&eacute; sur l'&eacute;cran de choix du navigateur qu'il est d&eacute;sormais tenu de proposer. /Photo d'archives/REUTERS/Catherine Benson</p>